Je voulais te dire merci

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image chopée sur internet

**Un article à prendre au second degré. Ou pas ^^**

 

Voilà quelques mois que nous sommes séparés et que nous apprenons à devenir des parents en alternance. Cette situation que j’ai tant redoutée est finalement arrivée. Nos vies se séparent mais resteront unies à jamais via nos 2 Crapules. Ce lien si fort, si puissant, si emmerdant, car oui à cause de lui nous serons forcés de nous revoir encore alors qu’une simple photo de toi, une de celles qui me faisaient fondre à l’époque, m’horripile à présent. Malgré tout, même si nos chemins se séparent, pour des raisons aussi diverses et variées que ta dentition, je tiens à te dire merci.

Merci de n’avoir pas continué à gâché ma vie comme tu savais si bien le faire, avec des mots doux qui piquaient ta gorge et des promesses qui s’écrasaient sur ton égocentrisme inébranlable.

Merci de me permettre de penser à moi, moi qui pendant tant d’années n’ai pensé qu’à ton bien-être et ta qualité de vie, au détriment des miens.

Merci de n’avoir été qu’un caillou dans ma chaussure, parce qu’après tout, 10 ans dans une vie, ça pèse pas lourd comparé au poids sur ta conscience.

Merci de t’occuper de tes enfants comme tu le fais, j’aurais aimé voir cela lorsque nous étions encore ensemble. Un mal pour un bien il paraît.

Merci d’avoir fini notre relation en en commençant une autre. Je n’avais personne à haïr jusque-là, et cela me manquait terriblement. Tu te charges déjà de combler ma tristesse, mes craintes, mes écœurements, mon agacement, ma colère. Quel héros tu fais, grâce à toi plus rien ne manque à mon panel d’émotions négatives.

Merci de rendre mes moments avec nos Crapules si rares, cela les rend si précieux.

Merci de m’être fait me rendre compte à quel point j’étais une maman heureuse, mais une femme resignée.

Merci de m’avoir rendu ma liberté, je ne pensais pas que la solitude pouvait ressembler au paradis à côté d’une vie avec toi.

Merci de me montrer chaque jour que mon choix de partir était le bon. Ta nouvelle vie me prouve tous les jours que j’avais raison.

Merci de me prouver chaque jour de ta nouvelle vie que la roue tourne.

Merci de me faire toutes tes confidences, je suis une très bonne amie. Et sache que je serai tout sauf cela pour toi.

Merci de me donner l’occasion de me recentrer sur mes 2 enfants, il était dur pour moi d’en gérer 3.

Merci de renforcer mon instinct de mère, je suis plus fusionnelle encore qu’avant avec les petits amours de ma vie.

Merci de n’avoir pas été l’homme que j’attendais, cela ouvre des perspectives vertigineuses vis-à-vis des prétendants (aussi peu nombreux soient-ils) que j’ai. Même les plus relous semblent si romantiques à côté de toi.

Merci de ne pas m’avoir épargnée, de m’avoir fait tant souffrir. Quand on arrive si bas sous terre, on ne peut que mieux respirer une fois revenue à la surface.

Merci d’avoir cru que la séparation était « douce », cela m’a prouvé à quel point tes ressentis étaient loin des miens.

Merci de m’avoir laissé des cicatrices dans le cœur. Je dois à présent me réparer par des traitements si doux, que le souvenir de ton narcissisme exacerbé glisse sur mon corps brisé.

Et enfin merci, MERCI de m’offrir de si belles perspectives dans la vie, de me forcer à me prouver que je ne suis pas personne, que je suis forte, même bien plus forte sans toi. Il faut des épreuves dans la vie pour mieux la comprendre.

Marine, séparée et sereine.

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Les 10 signes qui montrent que t’es une maman super crevée

Illu by Mathou 😁

Je viens de rédiger les 10 signes, je tiens de suite à préciser que je les aime une fois, je les aime deux fois, je les aime plus que le riz et les petits pois mes Crapules d’amour  (poeme tiré de la meilleure série du monde – je pensais ressembler à Lynette mais je pensais pas que mon Tom à moi irait aussi loin breeeef).

N’hésitez pas à ajouter des numéros en commentaire, histoire que je ne me sente pas seule au monde dans ma bulle de coton (celle qui m’entoure depuis leur naissance, qui fait que les yeux collent toutes les demi-heure et que t’as pris 10 ans dans ta tronche)

1/ tu vas dans une direction d’un pas assuré, que dis-je, tu bondis telle une gazelle ayant repéré un coin d’eau, tu fais 3 pas et là, tu t’arrêtes pour essayer de te rappeler ce que tu cherches…

2/ …et tu mets facile 10 minutes à te rappeller ce que tu cherches.

3/ tu t’en veux de dormir à poings fermés parce que tu n’as peut être pas entendu les pleurs de Mini Crapulette ou les appels larmoyants de Maxi Crapule. Ou peut être que tout ça n’existe pas, mais quand même peut être que si. Du coup tu ne dors jamais vraiment, dès qu’un soubresaut émane de la chambre d’à côté, tu demandes si tout va bien ou tu sors du lit fraîche comme une Date Limite de Consommation bien entamée afin de vérifier si y aurait pas un somnambule dans la famille. Des fois que.

4/ t’as des cernes, c’est plus des cernes, ca fait partie de ton visage. C’est là comme si ça avait toujours été là. C’est en trop, un peu comme ta belle-mère (pas la mienne, je précise comme toujours), mais c’est là et bien là.

5/ tu te trompes dans le prénom de tes Crapules. « Euuuuh, gngngn, euuuh toi là. Oui toi comment tu t’appelles déjà? » Ou bien  » Jean, euh, Guy, euh, pepette rhooo…oui!! Il me regarde il a compris que c’est de lui que je parle hiphiphip!! »

6/ tu te lances dans des explications du feu de dieu dès que Crapulito a une question qui sort de nulle part. « C’est quoi les nouazes? (Nuages) » « alors vois – tu jeune apprenti de la vie, il s’agit en fait d’un cumulo-nimbus et.. » -« ouais ouais je vais au togogan ». #RéponseTropLongueLaVieille

7/tu ne sais AB-SO-LU-MENT plus ce que tu as fait la veille. Comme quoi pas besoin d’alcool. C’est pour les faibles.

8/ « je peux pas j’ai 2 gosses ». Alors qu’en fait c’est le papa qui est de garde ce soir là mais pu ¥@!n que c’est bon de glander, regarder la tv SANS LIRE SUR LES LÈVRES, prendre un bain CHAUD et y rester tout le temps qu’on veut

**magie dans l’air**

9/ être encore crevée malgré une nuit sans interruption. Parce que récupérer 4 ans de sommeil en retard c’est pas en une nuit que ça se fera.

10/ mettre le dentifrice dans le frigo. Ça marche aussi avec le téléphone, l’essui-tout, les clés…**
** toute ressemblance avec votre vie serait tout à fait fortuite, d ailleurs merci de me dire que ça n’arrive pas qu’à moi alleluia

Bonus

11/ même avec un filtre Snapchat t’as l’air de rien. Cherche pas.

Marine, crevée et qui écrit un billet à 00h01. Normal.#DormirCestPerdreDuTemps #DuTempsDeReaction

30

Le 29 novembre dernier, je suis passée de l’autre côté. Tu sais, ce côté où tu peux dire « ahhh vous les jeunes, vous n’avez pas connu ça » et « il y a 20 ans ce n’était pas comme ça ». C’est aussi le côté où on récupère vraiment moins bien après une soirée qui se termine à 2 du mat’, et qui fait qu’on a les yeux gonflés au réveil. A moins que ce ne soit l’abus d’alcool (qui est dangereux pour la santé étou étou) qui fait ça?

Bref, tu l’auras compris, j’ai eu 30 ans.

Et comme à chaque décennie, je fais le bilan. Bon, à 10 ans je l’avais pas fait, le bilan était encore faible. A 20 ans je ne l’ai pas fait non plus, j’étais trop occupée. Donc mon 3e bilan de décennie-que-je-ne-fais-pas-à-chaque-décennie est pour le moins long à établir et sûrement pas celui que j’aurais aimé faire lorsque j’étais petite.

Parce que quand j’étais petite j’imaginais que chacun arrivait à 30 ans avec sa vie idéale, ses souhaits exaucés et une plénitude assumée. J’espère te dire à 40 ans (si je fais un bilan – autre que sanguin) que j’y suis arrivée, yes, ma vie est une cerise sur le gâteau, un pompon sur le béret. Pour le moment, je n’y suis pas. Je m’y approche, j’y tends, mais j’y suis pas. J’ai quasi tout pour y être en fait. Mais un événement récent fait que mon équilibre s’est retrouvé déstabilisé. Comme quoi tout peut flancher pour un rien. Tout ce que je prenais pour acquis c’est transformé en un vrai cauchemar.

Ce n’est pas moi ça. Moi j’aime prendre la vie du bon côté, sourire et positiver. Du coup je ne me reconnais plus. C’est peut-être la crise de la trentaine? C’est peut-être aussi la réalité qui me rattrape. La réalité moche et dure comme les gens sans espoir aiment la voir. 

J’ai toujours voulu tendre vers une vie sans grands chambardements, pas monotone mais calme et paisible, ponctuée d’aventures fascinantes  comme lorsque j’ai donné la vie à mes bébés. Je pensais partager tout cela avec un homme qui me soutiendrait, pour qui je resterai toujours une femme battante et qui ferait son admiration, au moins parfois, pour qu’il se rappelle pourquoi il est a mes côtés et partage ma vie.

Force est de constater que je vivais vraiment dans un rêve. Ma vie idéale, même si finalement elle en était loin, parce qu’on subissait des dommages et des cassures de temps en temps, a pris fin avec mes rêves de petite fille. 

Aujourd’hui je n’ai pas envie de fêter mes 30 ans. J’ai la tête partout sauf dans la fête. A l’extérieur je suis forte, je continue à sourire parce que je sais faire que ça. Et que mes bébés ont besoin de moi comme ça. Mais à l’intérieur je suis brisée et affaiblie comme jamais je ne l’ai été. Je broie du noir et les souvenirs dans ma tête de cette vie que je pensais parfaite se brisent pour me faire comprendre que j’étais juste naïve et bien trop optimiste comparé à ce qui m’attendait. Et cette phrase qui m’envahit même si je l’empêche de prendre le dessus « si j’avais su »…

Si j’avais su j’aurais pas venu. Ça c’est sûr. Mais j’aime penser qu’on se relève toujours de ses blessures, et que ce qui ne tue pas rend plus fort. Un jour je serai plus forte. Intérieurement. Un jour je vous ferai un bilan super positif sur ma vie qui est redevenue un rêve. En même temps tout va bien, mes bébés sont en bonne santé, ils grandissent et s’épanouissent plus que bien. C’est juste ça l’essentiel.Une seule personne ne peut pas briser un monde. Ou alors seulement momentanément.

Ensuite on se relève et on reprend le dessus. Parce que c’est ça la vie à 30 ans. Savoir ce qu’on veut et tout faire pour atteindre ses objectifs personnels. Et aussi embellir sa vie et celle des autres.

En dizant

Je sais que tu l’as vue. Ma faute d’orthographe. Elle est là pour que tu te demandes pourquoi. Afin que je te réponde « parce que c’est un jeu de mot ». Pourri, certes, mais explicite. Regarde:
Il s’est passé un évènement, il y a quelques semaines, dont je n’ai pas parlé. Pourtant cet évènement a changé ma vie. Il a fait ce que je suis devenue aujourd’hui. Sans lui, je n’aurais rien de tout ce que j’ai.

Avec le papa des deux crapules, nous avons fêté nos dix ans.

« Dizans ».

Et en le dizant, je me rends compte de ce que ça représente. Ce qu’on a vécu ensemble.

Il y a 10 ans…
Tu m’as pris la main, un matin, au lycée. C’était juste avant le cours d’Espagnol.
On s’envoyait des mots en cours, et mon fameux « t’es pas cap » s’est transformé en « ah bah t’es cap » 😉
On s’est embrassé dans le garage à vélo. Romantisme de folie, déjà à l’époque ^^
On a commencé notre histoire, en terminant le lycée.
On a dû choisir notre voie, on a décidé de s’installer ensemble.
Je savais déjà. Je savais que ce serait toi. Je savais qu’on continuerai.
Mais au fond je ne savais pas qu’on allait vivre tout ça.
J’imaginais notre avenir et ne l’imaginais pas plus beau qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui…
On a à peu près la vie qu’on imaginait avant. La maison en moins. Les millions aussi. Gniii.
On ne s’imagine plus notre vie, on la vie.
Je sais que l’amour d’une maman est plus fort que les cris de deux enfants + un jouet Vtech en marche.
Je sais ce qu’est un préma, et un né à terme.
On a deux Crapules.
Non en fait on a deux belles Crapules pleines de vie, de sourires, et de ouinnn ouinnnn.
On a franchi pas mal d’obstacles. (notamment les paliers 3 / 5 et 7 ans) (en fait tous les ans 🙂 )
D’autres obstacles viendront encore se glisser entre nos pattes. Mais on leur pète le dents, aux obstacles.
On fait de notre mieux pour Maxi Crapule et Mini Crapulette.
On fait mal. On recommence. On fait mieux.
Ou pas.
Le matin je veux devenir ta femme. Le soir je demande le divorce.
Tu me prends la tête, alors je te casse les *bip*.
C’est équitable.
Et c’est pour ça que ça marche.

Dans 10 ans…
Nous aurons de nouvelles épreuves à surmonter.
Et nous les surmonterons. Sinon je te pète les lunettes.
Nos Crapules auront dix ans. Haaaaaaaaaaaa
Il faudra qu’on explique à Mini Crapulette que non elle ne peut pas avoir 10 bougies sur son gâteau en forme de Licorne parce qu’elle, elle n’aura que neuf ans, en fait.
Il faudra que je dise à Mini Crapulette que maman ne sait pas faire de gâteau licorne.
Nos Crapules ne seront peut-être plus deux?
Nan mais ça va pas!
Oh puis zut.
Dans 10 ans on sera pareil que maintenant, avec 10 ans de plus dans la tronche. On sera les « vieux ». De toute façon j’ai arrêté de compter mon âge depuis mes 25 ans. Depuis je ne vieillis plus. Tu en as de la chance, papa des deux crapules! Ne me remercie pas.

Bon, j’avoue, j’ai beaucoup de mal à me projeter.

Parce que le temps passe vite, et qu’il faut profiter de chaque instant.
Malgré nos disputes, nos désaccords, nos disparités…Je t’aime.

moi et papa crapule

Paf dans ta tronche! 10 ans de moins 🙂

Moment chamallow gneugneu. Hé oui je suis une fleur bleue. Prout. (Et je refais les mêmes blagues. Bravo tu es un fidèle lecteur) (re-prout du coup).