Les 10 signes qui montrent que t’es une maman super crevée

Illu by Mathou 😁

Je viens de rédiger les 10 signes, je tiens de suite à préciser que je les aime une fois, je les aime deux fois, je les aime plus que le riz et les petits pois mes Crapules d’amour  (poeme tiré de la meilleure série du monde – je pensais ressembler à Lynette mais je pensais pas que mon Tom à moi irait aussi loin breeeef).

N’hésitez pas à ajouter des numéros en commentaire, histoire que je ne me sente pas seule au monde dans ma bulle de coton (celle qui m’entoure depuis leur naissance, qui fait que les yeux collent toutes les demi-heure et que t’as pris 10 ans dans ta tronche)

1/ tu vas dans une direction d’un pas assuré, que dis-je, tu bondis telle une gazelle ayant repéré un coin d’eau, tu fais 3 pas et là, tu t’arrêtes pour essayer de te rappeler ce que tu cherches…

2/ …et tu mets facile 10 minutes à te rappeller ce que tu cherches.

3/ tu t’en veux de dormir à poings fermés parce que tu n’as peut être pas entendu les pleurs de Mini Crapulette ou les appels larmoyants de Maxi Crapule. Ou peut être que tout ça n’existe pas, mais quand même peut être que si. Du coup tu ne dors jamais vraiment, dès qu’un soubresaut émane de la chambre d’à côté, tu demandes si tout va bien ou tu sors du lit fraîche comme une Date Limite de Consommation bien entamée afin de vérifier si y aurait pas un somnambule dans la famille. Des fois que.

4/ t’as des cernes, c’est plus des cernes, ca fait partie de ton visage. C’est là comme si ça avait toujours été là. C’est en trop, un peu comme ta belle-mère (pas la mienne, je précise comme toujours), mais c’est là et bien là.

5/ tu te trompes dans le prénom de tes Crapules. « Euuuuh, gngngn, euuuh toi là. Oui toi comment tu t’appelles déjà? » Ou bien  » Jean, euh, Guy, euh, pepette rhooo…oui!! Il me regarde il a compris que c’est de lui que je parle hiphiphip!! »

6/ tu te lances dans des explications du feu de dieu dès que Crapulito a une question qui sort de nulle part. « C’est quoi les nouazes? (Nuages) » « alors vois – tu jeune apprenti de la vie, il s’agit en fait d’un cumulo-nimbus et.. » -« ouais ouais je vais au togogan ». #RéponseTropLongueLaVieille

7/tu ne sais AB-SO-LU-MENT plus ce que tu as fait la veille. Comme quoi pas besoin d’alcool. C’est pour les faibles.

8/ « je peux pas j’ai 2 gosses ». Alors qu’en fait c’est le papa qui est de garde ce soir là mais pu ¥@!n que c’est bon de glander, regarder la tv SANS LIRE SUR LES LÈVRES, prendre un bain CHAUD et y rester tout le temps qu’on veut

**magie dans l’air**

9/ être encore crevée malgré une nuit sans interruption. Parce que récupérer 4 ans de sommeil en retard c’est pas en une nuit que ça se fera.

10/ mettre le dentifrice dans le frigo. Ça marche aussi avec le téléphone, l’essui-tout, les clés…**
** toute ressemblance avec votre vie serait tout à fait fortuite, d ailleurs merci de me dire que ça n’arrive pas qu’à moi alleluia

Bonus

11/ même avec un filtre Snapchat t’as l’air de rien. Cherche pas.

Marine, crevée et qui écrit un billet à 00h01. Normal.#DormirCestPerdreDuTemps #DuTempsDeReaction

La kermesse

Vendredi 23 juin 2017 a eu lieu un événement qui est incontournable dans les écoles maternelles et primaires de France. J’ai nommé la kermesse.

Cékoica?


Définition
: nom féminin désignant le spectacle de fin d’année de notre progéniture, qui fait couler le mascara des mamans et tourner le caméscope de papa (enfin le téléphone plutôt)

Synonyme: grosse chialade entre mères et images classées « dossier confidentiel » à ressortir le jour du mariage de la progéniture

Fallait qu’ils nous inventent une raison pour nous voir chialer. Ben c’est chose faite. Sont contents les maîtres et maîtresses de voir ta gueule enfarinée en train de verser les larmes de ton corps à la vue de ta Crapule qui danse et chante tout en ayant l’air perdu et en ne comprenant rien de ce qui se passe « mais pourquoi t’es là maman? Dans MA cour de récréation? ». Ben oui merde pourquoi je suis là moi à te regarder te dandiner alors que tu viens de naître BORDEL DE CHIOTTE RENDEZ-MOI MON NOUVEAU NE (hashtag j’ai l’air d’une psychopathe mais je m’en tamponne)

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Comment en suis-je arrivée là? Je veux dire, qui accélère le temps là haut youhouuu y’a quelqu’un qui gère le bouton « time of my life »? Hormis Patrick Swayze je veux dire? Nan mais franchement a-t-on idée de jouer avec l’ascenceur émotionnel des daronnes comme ça? C’est une vengeance personnelle ou de la cruauté mal placée?

Pour la 1ere kermesse de mon fils,autant dire que je n’ai rien voulu gérer. Fallait aider à installer, tenir un stand et/ou ranger.Ben j’ai fait comme toutes les mères qui se déchargent facilement. J’ai fait un gâteau. Bien sûr, j’avais une excuse du tonnerre puisque j’étais seule avec les 2 petites personnes responsables de ma présence à cet événement. Enfin y’avait les 2 grands mères. Chuuuut. En vrai, la voix dans ma tête (pas celle qui écrit là et que vous connaissez, l’autre, la diabolique, la follasse) (Ah oui vous la connaissez aussi merde) me disait « kopftomi (c’est une voix alsacienne) maintenant penses à toi et profites de l’instant carpe dilemme (voix aux connaissances culturelles approximatives) ».

Donc voilà je n’ai pensé qu’au moment où je pourrai filmer mon Maxi Crapule d’amour et où je remplirai les cartes de jeux pour récupérer des lots de oufs comme des pistolets à eau en forme de dauphin et un harmonica. Mais ça c’était avant de revenir dans les années 2010 et de m’apercevoir que même « freed from desire, lalalalalala » ils l’avaient enlevé PUTAIN on touche pas à Gala merde!

Déçue de la musique (y’en avait même pas) mais ravie des jeux auxquels mes Crapules ont participé: courses avec un oeuf sur une cuillère, quilles, lancé de javelot (non je plaisante, c’était pour voir si tu suivais). Quoique y’a bien une ou deux mamans qui…nan rien.

Mais la cerise sur le gâteau, c’était quand même ce moment magique, mon fils dansant sur une musique à faire pleurer tata-yvette-la-moustachue. Ah oui, Gala ils la virent mais la chialade fallait quand même la garder. Je voyais mon tout-petit bébé d’amour faire cette danse là avec cette musique digne de la fin de Pearl Harbor j’étais à deux doigts de me moucher dans la chemise XXXL du papa de devant et d’hurler « MON FIIIILS L’AMOUR DE MA VIE MAIS COMME TU ES BEAU JE T’AIME TU ES PARFAIT TU FAIS TOUS LES GESTES NICKEL MAMAN EST TROP FIIIIIIERE »!

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Mais non gros fail, y’a juste une larme qui a coulé, côté gauche (le côté du coeur *prout-prout*). J’ai quand même eu l’air d’une folle puisque ça a fait coulé mon khôl mais personne n’a relevé parce que les autres mamans n’avaient pas l’air moins hystérico-émotionnellement-atteintes que moi.

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Pour résumer on a passé une très belle journée avec mes bébés, j’en connais une (Mini Crapulette for exempeule) qui a hâte de me voir verser ma larme l’année prochaine, quand j’aurai 2X plus de raison de chialer, dès que les 2 seront à l’école.

Et vous, vous en pensez quoi de la fête de fin d’année scolaire? A part qu’y a pas d’alcool autorisé dans l’enceinte de l’établissement scolaire je veux dire?

 

 

Mon séjour aux #efluent5

Quand on est maman blogueuse, on apprend vite qu’un événement est incontournable:

le salon des E-fluent Mums.

Qu’est ce que c’est donc que cela?

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C’est un salon (naaaan? diiingue) qui regroupe des blogueuses/blogueurs mamans/papas et des marques de la puériculture. C’est un peu le saint Graal pour la blogueuse maman, rencontrer les marques qui partagent sa vie depuis la naissance de sa Crapule. C’est l’apogée, le grand luxe, la victoire sur la VIE! Ah non pardon je m’égare.

Pour participer à ce salon, c’est la croix, la bannière, et la crémière car il faut s’inscrire via un formulaire. Rien d’incroyable jusque là me diras-tu, mais là où se cache la difficulté, c’est lorsqu’il s’agit de TROUVER ce formulaire. Il faut connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît…car il est très précieux ce petit formulaire et vois-tu moins nous sommes nombreuses à nous inscrire, plus nous avons de chance d’être sélectionnées. Puisque oui il faut être influenceur, mais le hasard joue aussi son rôle dans la sélection des blogs invités. Les « gros » influenceurs sont invités chaque année, et n’ont même pas besoin  de s’inscrire. Il s’agit alors de tenter sa chance et d’espérer être sélectionné. Tu comprends donc le schmilblick.

et puis un jour…

J’ai tenté ma chance en 2015 mais n’ai pas été sélectionnée. Cette année 2016, j’ai eu plus de chance, et en plus, la date du salon tombait sur mon jour d’anniversaire. J’allais donc fêter mes 30 tours du soleil lors d’un événement mega ultra important.

Joie, bonheur et liniment.

Je planifiais mon séjour dans l’euphorie la plus totale et mon excitation atteignait son comble quand j’appris le nom des marques présentes: Babymoov, Mustela, Dyson, Ficello (#Jaimelefromage), Munchkin, bref du gros du lourd!

Le salon

Arrivée au salon quelques minutes avant l’heure prévue (je sais pas comment je fais pour toujours arriver en avance partout. C’est presque lassant.#AlwaysOnTime), on nous sert des petits pains au chocolat pour nous faire patienter. « Nous » parce qu’on doit bien être une quinzaine à avoir la maladie de la-mère-qui-est-toujours-en-avance. L’heure arrive, on passe devant l’accueil qui nous offre un badge avec notre prénom et le nom de notre blog, ainsi qu’un (premier) tote bag aux couleurs de cette 5e édition des E-fluent.

Ce que j’ai aimé

Le salon était au carreau du temple à Paris, autant vous dire que ce serait vraiment trop long d’énumérer mon périple et tous les stands que j’ai pu voir.

J’ai été ravie de découvrir des marques comme canailles Dreams et sa valise 6-en-1 les éditions fleurus qui m’ont réconcilié avec leurs imageries « petit garçon » car il existe aussi « petite fille », pourtant bien moins connu.

Un petit plus particulier au stand de Ficello où les animatrices de la marque ont vraiment assuré,  bonne ambiance, sourires et fous rire à gogo. C’était vraiment chouette et je recommande Ficello cheddar, une tuerie.

La rencontre avec d’autres blogueuses

Grâce aux E-fluent j’ai pu rencontrer Oralie, plus connue sous le nom de maman floutch, Valérie alias allo maman dodo, Fabienne de Queen mama, Magalie the Mouse, kif and blog, Maelie et sa tribu,  la mère cane, Aurélie des mamans winneuses, Rachel de Aiguilles et Végéto’poulpes (qui m’a en plus cousu un superbe sarouel pour ma fille)etc…des blogueuses que je suis depuis de longs mois, voire des années.

Mention toute particulière à Valérie de Allo Maman Dodo, qui a été vraiment une perle avec moi, et que j’espère ne pas avoir trop collé (moi en mode groupie ça doit être sympa à voir…) et Queen mama style, qui m’a aidée à passer le cap de mes 30 ans, et qui a été un Namour durant les 2 jours!

La rencontre de superbes marques

Parce que c’est quand même beaucoup pour ça qu’on y va à ce salon! Chaque marque a un stand, et des cadeaux à offrir, des totes-bags, des stylos, des produits de la marque etc…On est vraiment gâté(e)s, même chouchouté(e)s, comme sur le stand de Dyson, où j’ai pu me faire coiffer avec leur sèche cheveux magique (bon je mettrais jamais aussi cher dans un sèche cheveux. Quoique j’ai bien leur aspirateur…bref!). Le stand de Mustela proposait des massages, je n’ai pas eu l’occasion de tester malheureusement. J’étais trop occupée à me goinfrer de Ficello 😉

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tous les cadeaux reçus aux E-FLUENT! Pourries gâtées les E-fluenceuses!

 

Ce que j’ai moins aimé

Le manque d’information. Si on ne fait pas partie d’un groupe fermé sur Facebook concernant l’événement ben on ne sait rien. L’appli des E-fluent aurait pu englober toutes les infos en amont afin que l’on puisse se préparer aux événements internes (flashmob,  mannequin challenge,  autant dire que j’ai tout raté).

L’atmosphère.  Je ne peux pas dire l’ambiance parce que c’est pas tout à fait ca. Cette 5e édition était spéciale car tournée vers les blogueurs influenceurs internationaux. Cependant j’ai trouvé dommage que nous n’ayons pas eu de réelle interaction avec eux.

Je me suis sentie un peu pommée par moments, presque désorientée. Je ne m’attendais pas à être traitée comme une star, mais c’est vrai qu’entre celles qui venaient juste remplir des sacs de cadeaux, et celles qui se scrutaient du coin de l’oeil pour voir combien de personnes te suivent et si t’es une réelle influenceuse ou pas, il était difficile de trouver sa place. Il vaut mieux connaître au moins une autre blogueuse, et ne pas y aller seule. Enfin ce n’est que mon avis, mon ressenti. Je ne connaissais personne et j’ai découvert de super nana, mais j’ai quand même eu de sacrés moments de solitudes. Sans doute le passage à la trentaine qui m’est tombé dessus comme un jouet en bois en pleine face.

Pour ce qui est de la 2e journée, personnellement je l’ai trouvée de trop, mais ça c’est parce que je n’ai pu inviter personne de mes lectrices/tours, puisqu’une nouvelle fois il fallait choper un formulaire pour vois faire participer… Et que ce formulaire est difficilement accessible.

Conclusion

Je trouve que ce genre de salon est une réelle opportunité pour rencontrer des marques, échanger, découvrir, papoter…c’était une super expérience et je serai ravie de pouvoir y retourner.

Le bémol reste quand même l’organisation globale on va dire. Ça manque d’information. Néanmoins, l’application dédiée au salon est un outil parfait, qui mérite d’être amélioré dans ce sens.

Merci à Parole de Mamans de nous proposer ce genre d’event « the place to be », c’est vraiment un aboutissement pour une maman ou un papa blogueuse/eur!

 

Demerdagement

~ attention cet article est plein de préjugés envers les fonctionnaires. Ça doit être la fatigue, ne m’en veut pas.~
– Et sinon t’en es où dans ton déménagement? Les cartons ça avance?
– Ouais ouais. J’attends juste un courrier de la mairie brasier de fonctionnaires afin d’eventuellement finir par signer l’acte authentique qui me permettra d’être réellement chez moi. Mais sinon ouais j’ai fait deux cartons de trucs qui me servent pas et qui me serviront peut-être jamais. Mais comme j’ai pas la tête au tri je range tout dans des cartons. J’aime les cartons. Ça fait comme dans les films américains d’avoir plein de cartons.

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Image piquée sur neoplanete.fr

A part ça, autant notre vente ya pas trop de soucis, si ce n’est que, bien qu’il y ait un mois de décalage entre la signature de notre compromis et celui de la maison, notre acheteur a quand même réussi à signer son offre de prêt en même temps que nous…je rappelle que c’est un prof, faudrait pas trop le bousculer le pauvre. Lentement mais sûrement. De toute façon ça donne le même rendu: on signe la vente de notre appartement le 6 juin. Et le futur-nouveau-proprio veut emménager rapidement après la signature.

Pas de soucis.

Sauf que…

Entre temps on a appris ce que signifiait « droit de préemption ». Autant « droit » je comprends, autant l’autre j’ai (j’avais) plus de mal. Maintenant je sais. En gros, la mairie peut acheter la maison que tu convoites AVANT toi, et te passer devant même si tu as fais une offre qui te permet d’être endetté sur cinq générations. Sympa hein? Dans un autre contexte on appellerait ça une dictature, aller une monarchie au mieux, ça ferait plus authentique. Mais bon, tu comprends,  c’est pour préserver l’urbanisme local.

Et donc?
Et donc on ne peut pas emménager avant le 15/06. Date à laquelle la mairie doit s’être prononcée sur le fait qu’elle veuille oui ou merde acheter notre peut-être jamais maison. Pas de bol, ya du sous-effectif à la mairie très étonnant tiens donc du coup elle laisse passer la date butoir histoire de pas envoyer de courrier qui ferait avancer les choses plus vite.

Genre « nan je la veux pas ta maison 6 pièces chauffage poêle à bois avec jardin en friche ». Un truc comme ça quoi. S’ils sont en manque d’inspiration dans le service des chieurs dossiers d’achat de maison à la mairie faut le dire je suis là j’ai plein d’idées.

Voilà voilà, si t’as bien calculé, nous sommes donc à la rue du 4/06 au 15/06, si loger 4 Crapules ne te fait pas peur appelle-moi.

Nan t’inquiète, la Crapule a de la ressource. Et des cartons. Et des beaux-parents qui ne pouvaient pas dire non à 4 Crapules errantes (je fais vachement bien les yeux du chat de Shrek).
Oui parce que dans tout ça, notre cher vendeur qui voulait reprendre une maison d’hôtes en Auvergne a entre temps eu des nouvelles pas super bonnes, du coup il est dans l’attente de plein de choses, et maintenant, ça l’arrange de rester jusqu’au bout du bout. Alors qu’à la base il nous pressait pour emménager au plus vite. J’ai quand même réussi à négocier une entrée dans la maison le 11/06, faut pas pousser mémé dans les orties non plus…

Voilà voilà bis. Finalement le déménagement se transforme en « demerde-agement ». Nous qui pensions que vendre pou acheter dans la foulée serait simple, nous nous rendons compte que en fait non pas du tout! C’est même l’inverse. Vaut mieux avoir vendu depuis longtemps et être débarrassé de cette partie plutôt que d’enchaîner les deux. Car dans ce cas il faut savoir faire des compromis (mwhaha) entre les deux, l’acheteur et le vendeur. Faut être partout et arranger tout le monde. Pour finalement être perdant et devoir trouver des solutions au mastic.

Bon, j’avoue qu’une semaine chez mes BP, c’est mieux que 6 mois à squatter à droite à gauche. Puis ça passe vite, dès que le délai sera passé, on investit les lieux. On s’étale et on profite!

Avoir deux enfants…qui marchent

Je réalise peu à peu que mes bébés deviennent des grands. Des bébés toujours, mais chaque jour plus autonomes. Quand Mini Crapulette, à 13 mois, s’est lancée dans l’aventure de la marche, je ne m’en suis pas aperçue tout de suite. Mais ce moment à été celui où j’ai pu un peu plus souffler.

Pendant ma seconde grossesse, et jusqu’aux premiers pas de ma princesse, j’ai été emportée par ce devoir de double-maman sur tous les fronts. Malgré la surprise, cela a été une expérience formidable et je ne regrette pas un instant. Mais ce rôle est sans repos. C’est une journée à 100 à l’heure, de la prudence à chaque instant, des vérifications chaque minute (le sac à langer est-il prêt? La couche est changée? Il en manque un dans mon champ de vision, mon coeur va lâcher, etc…). On porte, on se baisse, on lave, on sèche, on court, on se pose, on se lève, on tient les mains, on fait des guilis, on souffle le bobo, on console le chagrin, on apaise, on caline, on rassure.

Et pourtant, on s’habitue vite à ce rythme acharné. On y prend même du plaisir. On se sent utile. On se sent aimée. Et on veut faire de notre mieux parce que la récompense, ce sont des enfants heureux, épanouis et biens dans leur peau. Quelle plus belle récompense?

Alors, quand le moment arrive où nos bébés nous lâchent la main pour se lancer seuls, au départ on a peur. On se dit que ça y est, ils n’auront plus besoin de nous. Ou moins en tout cas. Et on sursaute. Comment on en arrive là aussi vite? Hier je les découvrais en peau à peau, et aujourd’hui ils se détachent peu à peu.

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Ils sont sur la bonne voie. Je suis fière d’eux. Ils portent les valeurs auxquelles je tenais tant. Ils sont polis, attentifs, attentionnés, joueurs, rieurs. Parfois ronchons mais tellement à croquer. Je suis fière de moi aussi, même si j’ai du mal à l’admettre. C’est peut-être aussi grâce à moi et à toute cette patience que je développe à leur contact, cette créativité qu’ils m’inspirent, ce bonheur qu’ils me procurent. La fatigue est là et n’est pas prête de partir, mais que c’est bon d’être fatiguée pour mes bébés. Mes Crapules. Mes amours.

Ils se déplacent seuls, mais on continue de porter. On les « élève » en continu. Et ils parlent aussi. Ils disent des mots, des phrases pour le plus grand, des gestes et des morceaux de mots pour la plus petite, qui apprend si vite au contact de son frère. Puis il y a leur langage aussi. Celui qu’ils parlent ensemble. Et quand je demande à Maxi ce que Mini veut, ça lui semble si évident qu’il m’explique en s’agaçant.

Leur présence est si envahissante, tellement enrichissante que leur absence pèse lourd et donne une impression de vide. Même si le besoin de souffler se ressent, c’est toujours aussi dur de me séparer d’eux. Mais les voir s’épanouir auprès des autres est aussi une grande satisfaction. Et cela reste un besoin pour eux.

Leur papa et moi allons continuer à cultiver leur complicité, renforcer chaque jour leur lien et être là aussi dans les moments plus durs de disputes et de chamailleries.

L’évolution de mes bébés me conforte de jour en jour dans le choix que j’ai fait d’être bienveillante envers eux. Même s’il m’arrive toujours de m’emporter et de hausser le ton, je leur explique que maman n’est pas infaillible, que parfois je peux m’énerver pour des choses qu’ils ne peuvent pas encore comprendre. J’évite autant que faire se peut les veo (violences éducatives ordinaires), je ne les compare pas, en tout cas pas ouvertement devant eux, ne prend pas part à leurs disputes sauf si ça dégénère vraiment, les laisse explorer, jouer, tenter, échouer, reussir, pour qu’ils puissent mieux se connaître et appréhender leur environnement. J’évite aussi les conflits, les situations de crise et les frustrations. S’il y en a j’explique. Ça prend beaucoup de temps, mais ça vaut tellement le coup.

Ils me le rendent bien. Le meilleur moyen de bien vivre son rôle de maman, de référant, de guide, c’est de suivre la voie qui nous semble la plus appropriée. Quand on est convaincue, il suffit de s’écouter et de se faire confiance.
Parce que la meilleure mère que ton enfant puisse avoir, c’est toi. (ça vaut aussi pour le papa ^^).

Les premiers pas de bébé sont les prémices d’une nouvelle page dans la vie de la famille. Que l’aventure continue!