Que l’ère de l’indignation commence!

Tellement de choses à dire en cette rentrée 2019…

Maxi Crapule est entré au CP et Mini Crapulette en grande section. 2 écoles différentes. Un petit « grand » un peu pommé. Les 2 premières semaines d’école sont loin d’être complètement sereines pour mon fils, il n’a pas envie d’aller à l’école, les plus grands l’embêtent, la cour lui parait trop grande et le fait flipper…Rien de catastrophique mais pour moi, le moindre caillou dans la chaussure doit être éradiqué le plus rapidement possible.

Alors aujourd’hui je suis révoltée. Il m’en faudra peu tu me diras. Mais c’est comme ça. J’en ai marre de découvrir chaque jour qu’un monde meilleur est à portée de main et que personne ne fait rien, ou trop peu. Lorsque je suis devenue maman, j’ai eu rapidement besoin d’aide par rapport aux questions que je me posais quant à l’éducation que je voulais donner à mes Crapules. J’ai trouve des réponses grâce notamment aux ouvrages d’Isabelle Filliozat, Catherine Gueguen, ou encore Carole Bloch, toutes expertes dans le domaine de l’éducation (oui que des femmes, mais ça je n’y peux rien). Et je constate presque 6 ans après que le mot « bienveillance » est devenu tabou, qu’il ne faut surtout pas prononcer ce mot sous peine de débats interminables et bien sûr stériles. Alors que ce mot est simplement synonyme de BON SENS.

Le bon sens, l’éducation du bon sens, c’est exactement de cela qu’il s’agit. C’est le terme utilisé par Céline Alvarez lors de sa conférence qui a eu lieu à Strasbourg hier, et qui reflète complètement cette méthode éducative qui n’en est pas une. Je ne sais pas si je suis vraiment claire et ça part dans tous les sens, mais dans mon cerveau de blonde c’est la même chose.

Mon fils n’est pas bien à l’école et ça n’est pas normal. Quand j’entends mes proches, famille, amis, connaissances, me parler du système scolaire, que tout le monde se rend bien compte que quelque chose cloche, depuis des années, pas depuis hier, mais que rien ne change, je ne comprends pas. Cependant je vois de plus en plus d’indignés comme moi qui se lèvent et prennent la parole pour dénoncer le système, pointer du doigt les défaillances d’une institution, dire tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas. Et en remerciement, ces personnes deviennent des persona non grata, des parias, la foule crie au scandale, au mensonge même, malgré les preuves indiscutables d’expériences scientifiques menées sur le terrain (comme l’expérience à Genneviliers menée par C. Alvarez, je vous laisse voir la vidéo sur Youtube).

Mon fils ne trouve pas sa place à l’école, ce n’est pas le seul, et je ne vais pas jouer à la maman louve qui protège son petit, mais je ne m’attendais pas à ça. J’avais confiance dans ce système (même si je dis le contraire dans tous mes articles, je me suis faite une raison, mon fils ira dans le public et pas dans une école alternative, ok pourquoi pas, peut-être m’enflammais-je lorsque je disais que l’école classique ne vaut plus rien etc… Voici ma remise en question, que je suis prête à faire tous les jours s’il le faut). L’évidence est là. L’école ne joue pas son rôle. Les têtes pensantes, qui croient qu’à coup de réformes ridicules qui ne font que cacher la poussière sous le tapis, le système scolaire va s’améliorer, et qui s’auto-congratulent d’avoir rajouté deux lignes sur les programmes gargantuesques de l’école primaire, JE SUIS REVOLTEE de vos agissements éhontés! Que croyez-vous faire? Apporter votre petite pierre à l’édifice? Mais l’édifice est fissuré, rafistolé, branque-ballant, et vos petits coups de pioches ne font que le détruire un peu plus.

Je suis une maman indignée par tant de mépris. Le gouvernement ne s’occupe ni de ses enfants, ni de ses vieux. Aux deux extrémités, le mal-être ne cesse de croître, et vous pensez qu’une réforme va suffire? Qu’une circulaire apaiserait les tensions créées depuis des décennies? IL FAUT UNE RÉVOLUTION.

Revoyez la copie. En ce qui concerne l’éducation, les neurosciences donnent les clés de ce que pourrait être demain l’enseignement. Renouer avec la VIE, avec le concret, laisser aux enfants apprendre à leur rythme, sans stress, et ne pas les cantonner à leur classe d’âge, les laisser explorer, donner plus de liberté à l’enseignant, le laisser transmettre ses connaissances, mais aussi laisser aux enfants la possibilité de transmettre leurs connaissances, dans un échange gagnant-gagnant. L’enfant n’est pas une plante qu’on arrose, qu’on inonde.

Aujourd’hui je suis rassurée de savoir que je ne suis pas seule. Nous sommes nombreux. Je me croyais utopiste de rêver d’un monde meilleur, d’un système bienveillant, d’un cercle vertueux. Je sais désormais que cela est possible. Dans combien de temps? Aucune idée. « Seul on va plus vite. Ensemble on va plus loin ».

Je suis une maman qui veut faire bouger les choses, qui ne veut plus seulement croiser les doigts et espérer. Qui veut réellement que le bon sens revienne, que l’on vive avec notre époque. Que l’empathie fasse partie des domaines d’apprentissages scolaires. Que l’entre-aide soit naturelle. Qu’on éteigne les écrans et qu’on aille boire l’apéro au parc,  en forêt, dans la nature.

Alors indignez-vous comme dirait Stéphane Hessel, l’heure de la révolution a sonné. Tremble Education Nationale, les parents révoltés arrivent, ça va claquer des dents.

Vous aussi vous êtes indignés par l’Ecole? Dites-le moi en commentaire! Vous avez commencé la révolution à votre échelle? Dites-nous comment en commentaire!

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LES 5 ANS DE MAXI CRAPULE

Ca y est, mon fils, mon bébé d’amour, a eu 5 ans. On ne va pas s’étaler sur le fait que le temps se paye ma tête apparemment. On va plutôt parler de ses fêtes d’anniversaire. Hé oui puisqu’à son âge ce n’est pas une fête, mais 3 ou 4. Rien que ça. La famille, les amis, l’école…Ca en fait des préparatifs.

A la maison, en famille

Cette année, le thème de son anniversaire à la maison était Miraculous. Si tu ne connais pas c’est que tu n’as pas un enfant de 5 ans à la maison. Il s’agit d’un dessin animé mettant en avant une jeune ado, Marinette, et son super-pouvoir de se transformer en lady bug, soit coccinelle. En gros, c’est sailormoon pour les anciens comme moi.

Pour ne pas partir dans le total look, j’ai pris quelques décorations sur le thème, et beaucoup d’accessoires autour du thème. J’ai par exemple pris la nappe Miraculous, à l’effigie de la protagoniste, mais ensuite j’ai accessoirisé avec les couleurs du thème, soit rouge, noir et blanc. Ce qui est bien c’est que ces couleurs sont communes à Spiderman, thème avec lequel Maxi avait hésité. J’aurais du coup pu encore changer s’il avait voulu (sauf pour la nappe donc).

Des ballons rouges et noirs, des décos murales à pois, quelques serviettes et des assiettes et gobelets noirs ou rouges à pois. On y est, sans être dans le « too much » (enfin je pense, t’en penses quoi?). Même les macarons ont été commandés dans les couleurs du thème, d’ailleurs si tu es dans le coin, n’hésites pas à commander chez sweet and fairy. Elle nous a fait des macarons framboises et chocolat façon Bounty qui ont régalé tout le monde.

Quant à moi j’ai souhaité réaliser le gâteau principal. Puis de toute façon j’étais bien trop à la bourre pour en commander un. J’avais bien envie de tenter un gâteau caché sous de la pâte à sucre. Le résultat était assez désastreux, m’enfin j’aurais essayé!

La base est un Molly Cake, ce qui permet d’avoir une hauteur de gâteau intéressante, fait avec de la crème fraîche épaisse afin de le rendre plus onctueux. Une fois cuit, on attend qu’il refroidisse, puis on recouvre de la fameuse pâte à sucre. On peut le couper en deux à l’horizontale pour l’imbiber d’un mélange d’eau et de sucre, et d’un coulis de fruits rouges ou de chocolat au choix.

Plus jamais! Pâte à sucre trop dure à travailler, résultat difficile à obtenir, en tous cas quand on n’a pas l’habitude comme moi, c’est bien trop chaud patate.

Une fois les préparatifs faits, on invite toute la famille et les amis à venir festoyer.

A l’école

Pour l’école j’ai opté pour le thème monstre, déjà parce qu’on n’est pas loin d’halloween, et en plus parce qu’en cherchant un thème d’anniversaire sur pinterest, j’ai trouvé plein d’idées géniales pour faire des créations très sympas!

Mes sélections sur Pinterest:

Je me suis inspirée des modèles, j’ai récupéré des chamallows au fond d’un tiroir, de la pâte à sucre noire et rouge qu’il me restait, un smartie et voilà! Pour du vite-fait c’est suffisant. Mais je retiens le thème pour ses 6 ans si ça lui va, j’en ferais un plus élaboré.

Avec les copains

Cette année, m’y étant prise à la dernière minute, j’ai opté pour une solution de facilité: le Mc Do. Ils proposent une formule de 2h d’activités, un goûter sucré ou salé avec boissons à volonté, un gâteau et des jeux pour tout le monde. Tout ça pour 8€ par enfant. C’est dans la moyenne, et les petits-grands sont contents de se retrouver là-bas. J’ai préféré la ferme l’année dernière mais je ne voulais pas refaire au même endroit. Mais c’est vrai que comme il fait toujours beau à son anniv, la prochaine fois j’opterai à nouveau pour quelque chose en extérieur.

Voilà une sélection de photos prises au Do-MC’était 2h très chouettes, même si l’animateur a proposé des jeux un peu trop compliqué pour les enfants, comme le pictionnary, la course de chevaux imaginaire… ce qui leur a le plus plu a été le Jacques a dit.

 

Chaque enfant est reparti avec un sachet kraft rempli de goodies. J’ai trouvé ça dommage qu’ils ne reçoivent pas le jouet du Happy Meal (en ce moment, monsieur ou madame patate). Mais bon c’est déjà très bien.

Maxi Crapule a été ravi de ses 3 anniversaires! Il joue activement avec ses cadeaux reçus, et à déjà hâte du prochain!

Je vais acheter une maison de 300m2 pour tout ranger moi du coup.

Et vous les anniversaires de vos Crapules se passent comment?

Un gros coup de Bars

pensee positive

Non, je ne vais pas parler de sommeil, ni même de fatigue mentale. Pour le coup, on va plutôt parler bien-être et cheminement vers le bien-être.

J’ai la chance de travailler pour une boîte qui est orientée bien-être et qui a mis en place un certain nombre d’animations comme des cours de crossfit animés par un coach, du yoga et même des massages. Tout ceci favorise le bien-être global, et accentue mon envie de me recentrer, de profiter des moments où je n’ai pas les Crapules pour penser à mon bien-être, le vrai, pas celui des magazines.

comment maigrir

Le super livre de Coco Camel et Bénédicte Voile

Parce que pour être le plus bienveillante envers eux, il faut que je le sois aussi envers moi. Et ça vaut pour toutes les mamans du monde entier de la terre. Après ma séparation, ça m’a d’autant plus paru être une question de survie, puisque ça m’occupe l’esprit et m’empêche de ruminer à des plans machiavéliques envers l’ex. Je plaisante. Ou pas. Ou si. Bref. Bon y’a Netflix aussi qui m’aide. Mais ça c’est un autre type de bien-être.

A l’occasion de la fête du vieillissement d’une ancienne collègue (coucou la quanrantenaiiiiire), j’ai rencontré une de ses amies qui s’est lancée dans la méthode Access Bars ®. On a beaucoup bu discuté, et elle m’a proposé une séance d’essai, que j’ai accepté car je suis très ouverte d’ESPRIT.

KESSKECÉÉÉÉÉÉ?

Pour un article complet dessus, je suis tombée sur ce site qui est plutôt pas mal. Pour un résumé, cela consiste à activer 32 points au niveau de notre tête, afin d’éliminer nos jugements, a priori, tout ce qui nous empêche d’avancer dans la vie.

On part du principe que tout ce qui se passe dans notre vie est lié à nos choix, conscients ou inconscients, mais qu’ils sont liés également à notre vécu, à notre histoire, à notre capacité à se dire ou pas qu’on pourrait mieux vivre etc…

Comment ça se déroule?

Valérie est venue chez moi (ça peut être chez toi ou chez elle, au choix). On s’est assises sur le canapé et on a d’abord discuté. Elle m’a expliqué qu’à chaque fois qu’elle sentirait que quelque chose me bloque, ou entrave mon jugement objectif, elle énoncerait une phrase, en anglais, sensée « effacer » cette façon de voir les choses. Elle m’a aussi demandé ce que j’attendais de la séance, ou ce dont j’aimerais me « débarasser » (si quelque chose me tracassait en ce moment, ou autre).

La PNL (programmation neuro-linguistique) a également un rôle à jouer dans la séance, car elle permet via le langage d’ancrer en nous des pensées tournées vers l’action positive, d’orienter ses comportements vers la réussite.

Tout ceci peut paraître un peu vague, large, mais c’est un cheminement que chacun peut faire, et cela procure réellement une source de bien-être.

Après la discussion, nous sommes passées à la séance d’échange d’energie. Je me suis donc installée confortablement sur mon canap’, en mode tranquillou-bilou( si ça se dit encore), et Valérie a apposé ses mains sur ma tête. Tout en ayant les yeux fermés, j’ai d’abord ressenti une sensation de chaleur intense, et j’ai eu comme l’impression qu’un flux sortait de mes mains, comme Sangohan dans Dragon Ball Z lorsqu’il est en Kaméhaméha (ok faut vraiment que je renouvelle mes références…). J’ai ensuite eu la sensation d’être entourée de vide, presque comme si je tombais dans un trou noir. Cela a duré tout le début de la séance, je dirais 10-15 minutes. Ensuite ça allait mieux, j’ai eu quelques douleurs vives à certains endroits, vers les tempes par exemple. Tout ceci se passait de manière consciente, les petites Crapules venant me solliciter de temps en temps. Par rapport à eux, j’ai trouvé qu’ils m’avaient quand même laissée plutôt tranquille durant la séance, presque en retrait. Maxi Crapule est venu à mes pieds au début de la séance, comme pour veiller sur moi et s’assurer qu’il n’allait rien m’arriver. Et ma fille est venue me faire quelques câlins vers la fin de la séance, plutôt l’air de dire « bon tu te lèves maintenant tu t’occupes de nous? ». Chacun son style…

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Et après la séance?

J’étais schlasse comme on dit en Alsace. Crevée, vidée. Chaque personne peut réagir différemment. C’est pas parce que moi j’étais fatiguée ensuite que tu le seras nécessairement. Mais cela reste une mobilisation énergétique intense.

On y croit, on n’y croit pas, je pense qu’on ne peut pas nier que nos pensées agissent sur nos comportements, et donc nos choix de vie, et donc sur la vie que l’on mène. Et que tout le bordel qu’on promène dans notre tête, ben un moment donné ça fait du bien de le déblayer.

A J+1, j’ai l’impression d’avoir l’esprit moins encombré, d’arriver à rester focalisée sur une tâche et de ne penser qu’à cela, sans avoir le cerveau qui part en compote. En général je réfléchis à un truc, ça en créé 100 autres dans ma tête. Le foutoir je t’avais dit. Même que parfois je veux vérifier un truc sur google, mais je prends mon téléphone et je squatte Facebook ou autre, je repose le tel, et là je me dis « mais je voulais faire quoi déjà à la base?? ».

La vieilesse? Non (vilaine tssss), l’accumulation, la « charge mentale », les responsabilités, la vie de maman solo…toussa toussa.

Je reviendrai te dire dans quelques jours si d’autres effets se sont manifestés. La plupart du temps, cela agit sur le moyen-long terme. Alors wait and see!

Et toi, qu’est ce que t’en penses? Tu connais? Ca te tente? Ou pas du tout?

Si tu veux tester, n’hésites pas à contacter Valérie sur Facebook, voici les tarifs:

> facilitation perso (ce que j’ai fait)= 70€ (la séance m’a été offerte)

> processus corporels / lifting = 100€

Plus d’infos en direct avec Valérie!

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Ecoles alternatives, pourquoi j’y crois

Une feuille volante. La maîtresse a vu que je mettais une feuille volante dans mon sac. Alors elle a renversé mon sac, devant tout le monde, et m’a crié dessus pour que je range mes affaires illico presto.

Je pleurais, énormément, parce que cette école ne m’inspirait pas, parce que la maîtresse pensait qu’on pouvait réfléchir comme un adulte, parce que je n’avais pas de copines. Mais la maîtresse a dit à tout le monde de me laisser chialer, de toute façon c’était tous les jours le même cirque tant pis pour moi.

Ce que tu dis n’a aucune valeur. Ce que tu es est inférieur à un adulte. Ce que tu ressens compte peu, l’objectif c’est d’avaler les leçons et de rendre satisfaction aux profs, et à travers eux, à tes parents. Voilà ce que m’a apporté l’école. Du stress, des angoisses, de la sous-estime. Bien sûr, j’ai aussi appris à m’en sortir par moi-même et à perséverer. J’ai eu de très bons profs en français et en anglais. C’est une des raisons pour lesquelles je suis plutôt douée dans ces matières. Plus j’étudiais après le bac, plus je trouvais cela intéressant. Mais avant ça, pendant 18 années, je n’ai trouvé en l’école qu’une corvée à réaliser, qu’un devoir à accomplir pour évaluer ma personne, qu’un passe-temps qui ne me plaisait pas, un endroit où j’étais bien obligée de m’acclimater.

Qui n’a jamais eu mal au ventre avant de partir pour l’école? Qui n’a jamais dit à sa mère « je ne veux pas y aller? ». Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il fallait y aller.

On peut dire que ce n’est pas à l’école d’éduquer, mais c’est se voiler la face pour moi. Bien sûr qu’on est éduqué par l’école, et pas qu’instruit. En tant qu’adulte en devenir, on se cherche parallèlement aux cours que l’on suit. On rencontre des instits, puis des profs, avec lesquels on noue une relation. Cette relation peut déterminer notre parcours scolaire. Parce que le rôle de l’enseignant n’est pas à minimiser. Je ne dis pas que tout lui incombe. Je dis qu’on remet une partie de notre jeunesse, de notre insouciance, de notre innocence dans leurs mains. Et que l’impact qu’ils peuvent avoir dans nos vies n’est pas à prendre à la légère.

En tant que maman, je me pose dorénavant la question de la cohérence du mode d’apprentissage de mes enfants par rapport à leur personnalité. Chaque individu est différent. Les expériences que j’ai décrites plus haut, auraient peut-être été vécues différemment par quelqu’un d’autre. Chacun fait avec ses ressentis, son interprétation de ce qu’il vit. Pourtant, on doit tous aller dans cette même école, apprendre les mêmes choses au même moment, être capable d’assimiler des pages et des pages de savoir, être à l’écoute d’adultes qui ne sont pas forcément à ton écoute. On n’apprend pas les émotions à l’école. On n’apprend pas à se recentrer sur soi. On n’a pas le temps de faire ça, il y a u n programme à suivre, à écouter, à comprendre, à recracher.

L’image la plus symbolique de ce que m’évoque l’école à l’heure actuelle est celle-ci:

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En plus de cette image peut flatteuse, je suis confrontée grâce à Maxi Crapule à une réalité que je tentais de fuir jusque là (merci de ton dévouement mon fils), mais que je peux de moins en moins nier: l’école met de côté ceux qui ralentissent le groupe. Maxi Crapule, né préma, a toujours eu un rythme « lent » pour ce qui est des apprentissages. Il lui faut sans doute plus de temps que d’autres à assimiler un savoir, et à comprendre le monde qui l’entoure. En contre exemple, sa soeur qui a un an de moins sait quasiment autant de choses que lui, voire les sait mieux que lui. Je m’arrête là pour la comparaison, car c’est peu révélateur, déjà parce que sa soeur est une fille, qu’en plus elle est n°2, etc etc…La comparaison n’a pas d’utilité, si ce n’est à percevoir un peu plus les limites de Maxi Crapule. Cela n’a évidemment pas échappé à sa maîtresse, qui n’a désormais de cesse de me rappeler qu’il ne sait pas compter correctement jusqu’à 6 (apprentissage qui doit être acquis à la fin de la moyenne section), qui souhaite donc que je le fasse travailler, car « il s’expose à de grosses difficultés en grande section ». Ce n’est pas que je n’ai pas envie de voir que mon fils a des difficultés. Ni qu’il met en grand danger sa scolarité oulala. Mais bon il a 4 ans. C’est fou comme il doit déjà être sous pression à cet âge, non? Et s’il n’en avait tout simplement rien à faire de savoir compter jusqu’à 6 parce qu’il n’en voit pas l’utilité?

Après toutes mes lectures sur le développement du cerveau de l’enfant, sur les aménagements possibles des classes pour rendre plus agréable l’acquisition des savoirs par l’enfant, sur les différents types d’éducation, j’ai fait un chemin, mon chemin, construit sur ce que je veux que l’école apporte à mes enfants.

Qu’est-ce que je veux que l’école apporte à mes enfants?

Je veux qu’ils se sentent libres d’apprendre ce qu’ils veulent au moment où ils le veulent. Je veux qu’ils trouvent en l’adulte responsable de leur journée un soutien, une aide dans leur acquisition du savoir. Je veux qu’ils puissent se sentir accomplis lorsqu’ils auront acquis de nouvelles compétences.

Tout ceci, je pensais l’avoir trouvé auprès des pédagogies Montessori, Steiner, Waldorf ou Freinet. Mais il manquait toujours cette responsabilisation pleine et maîtrisée de l’enfant en laquelle je crois énormément. Et c’est là que j’ai découvert la Sudbury School, ou « l’école démocratique ».

Au départ, j’étais sceptique. Une école où les enfants feraient ce qu’ils veulent de leur journée? Aucun intérêt. Puis j’ai vu la conférence TEDx du créateur de l’école démocratique de Paris . Et j’ai compris. Que ce n’était pas une secte d’hurluberlu. Qu’il ne ressemblait finalement pas tant que ça à Raël. Qu’en fait il n’avait pas tout à fait tort, voire même qu’il avait carrément raison.

Cette école est basée sur le fait que chaque membre est une voix, et que chaque voix compte. L’école est régie comme une petite société, les conseils juridiques permettent de réguler la vie de la communauté, et de veiller à ce que les règles, créées par les membres, et modifiables, soient respectées. Les membres décident de créer des clubs de ce qu’ils veulent, lecture, jardinage, musique…Toutes les idées sont prises et les moyens de parvenir à faire vivre ces clubs sont décidés en conseil de classe.

J’ai pu visiter une de ces écoles. Le postulat de la créatrice est simple: quelle est pour moi l’école idéale? En partant de là, tout est possible, et quasiment tout est faisable.

 

Alors oui ces écoles peuvent paraître chères, mais cela vient du fait que l’état ne conçoit qu’un seul principe d’éducation, le même pour tous. Ce qui est hors contrat d’état est privé, donc créé par des bénévoles, des personnes ayant pour vocation l’élévation des enfants. La vraie. Pas celle que l’on met dans les entonnoirs reliés aux cerveaux des élèves. Celle qui permet à l’enfant de s’élever, de se trouver, de se réaliser.

Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est mon chemin qui m’a conduit à voir en cette école une solution idéale à la façon d’apprendre de Maxi Crapule. Pour moi, cette école correspond au modèle idéal pour lui. Je ne sais pas si ma fille pourrait aller dans une telle école, elle qui correspond pour le moment parfaitement à l’école publique. Des parents présents à la porte ouverte de l’école Novagora de Strasbourg m’ont expliqué leur cas: ils ont 3 enfants, un garçon de 8 ans, et 2 filles de 12 et 14 ans. La recherche d’une école alternative a été décidée suite au parcours bancal du fils. Une fois l’école et l’inscription réalisée pour lui, les 2 filles du couple ont demandé « pourquoi nous ne pourrions pas avoir cette chance d’être dans cette école nous aussi? ». J’ai trouvé cela fantastique. Ca montrait bien que pour elles, cette école est une chance, et non une mise à l’écart. Les 2 filles avaient de bons résultats scolaires.

L’école que j’ai visité m’a laissé une bonne impression. Et pour que mon jugement ne soit pas trop subjectif, il se trouve que je suis arrivée en même temps qu’un couple souhaitant inscrire son fils de 13 ans (merci la vie). Enfin, plutôt en même temps qu’une maman qui souhaitait inscrire son fils, et qu’un papa qui était totalement contre cette idée. Au fur et à mesure de la visite, il devenait de plus en plus fermé au fonctionnement de l’établissement. C’est complètement normal d’être réfractaire à un fonctionnement si opposé au fonctionnement que l’on connait. Pour lui, son enfant n’allait rien faire de ses journées si aucune discipline n’était donnée, si aucune figure d’autorité ne remettait de l’ordre. Le modèle du prof qui sait et de l’élève qui ne sait rien a encore de beaux jours devant lui. Et si on se disait que l’élève a les clefs de sa propre réussite? Que lui seul sait ce qui peut lui convenir? Depuis l’ouverture de l’école, aucun élève n’a « rien fait » pendant des semaines et des semaines. Aucun élève n’a passé son temps à regarder la télévision ou à geeker devant l’ordi. Le papa a plus tard demandé à un membre de l’école (ils ne s’appellent pas élèves mais membres, pour bien comprendre qu’il n’y a pas de supériorité), ce qu’il souhaitait faire plus tard. Le jeune homme de 17 ans a alors répondu qu’il ne savait pas encore. Le papa a alors pris la perche pour démontrer que cela n’était pas possible qu’à 17 ans on ne savait pas encore quoi faire de sa vie. Je lui ai répondu que moi, du haut de mes 31, je ne savais toujours pas non plus.

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Une autre question que le papa a soulevé et qui n’est pas sans intérêt: et si l’enfant voulait ré-intégrer le système classique? Comment cela se passerait? Vu qu’il n’aurait aucun bulletin, que beaucoup d’écoles publiques dénigrent ce système et refusent des re-scolarisations dans le public? Une des membres de l’équipe a répondu à cela que si c’est réellement le souhait de l’enfant de ré-intégrer un système classique, alors de lui-même il se mettra au niveau demandé par la classe qu’il souhaite intégrer. Tout comme le brevet ou le bac. Si l’enfant souhaite passer ces diplômes en candidat libre, il peut le faire et y arrivera par lui-même. Je n’aurais pas su quoi répondre, et pourtant cette réponse me paraît évidente.

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Ma visite de l’école m’a confortée dans l’idée que ce serait une vraie opportunité pour Maxi Crapule d’en devenir un membre. Mais je n’exclus pas le fait qu’il puisse lui ne pas vouloir aller dans une école comme ça. Et je le comprendrais. Il est pour le moment sur liste d’attente, je le ferai visiter dès que j’en aurai l’occasion, pour connaître son ressenti et son impression.

Tout ceci est mon cheminement personnel, ma façon de voir les choses.

Et vous les Crapules, vous en pensez quoi de tout ça?

1ères vacances en solo avec mes Crapules

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carte realisée par Fizzer

Fin avril, les Crapules et moi sommes parties à Majorque, pour nos premières vacances à trois.

Voici tout ce qui m’a été utile:

Il s’agissait de la première fois en avion pour les petites Crapules. Alors j’ai misé sur un trajet court (2H) pour leur baptême de l’air, au cas où celui-ci devait « mal » se passer. Par mal, j’entends une Crapule qui ne se serait pas sentie bien, ou qui aurait vraiment mal vécu ce moment. Dans la mesure où je connais mes enfants, que je sais qu’ils écoutent ce que je dis (je ne parle pas d’obéir car c’est un terme que je n’aime pas, au final ils font bien ce qu’ils veulent, tant qu’ils ne dérangent pas les autres et sont respectueux), je n’avais pas plus peur que ça de m’aventurer à partir 6 jours exclusivement avec eux. Je pense que chacun/chacune peut jauger la capacité qu’il/elle aura à partir à l’aventure avec deux enfants en bas âge 😀

Ensuite, j’ai préféré misé sur la securité en commandant en amont des bracelets SOS sur le site de BienMarquer. Sur ces bracelets, sont notés le prénom de ma Crapule et mon numéro de téléphone. Ca peut sembler futile ou exagéré, mais cela m’a rassuré, et ils se sont appropriés ces bracelets, ne sortaient jamais sans, sans non plus tomber dans la paranoïa. Sur les photos suivantes, on voit bien qu’ils portent les bracelets. Cela ne les a jamais dérangés, ils étaient ravis d’avoir leur petit « bijou » à porter.


Evidemment qui dit voyage, dit valises. Comme je vous l’avais dit dans mon article sur ma préparation au voyage, j’ai effectivement acheté les valises Trunki, ces petites valises super mignonnes qui peuvent même devenir des porteurs pour enfants fatigués!

Je les ai trouvées en promo sur Cdiscount, je n’ai pas pris forcément les modèles que je voulais, j’ai surtout pris les moins chères (entre 35 et 40€). En voyageant avec Ryanair, ces valises sont acceptées, elles ont la taille valise cabine, pas besoin de les enregistrer et elles partent en soute gratuitement. Malheureusement, lors du trajet retour, nous avons perdu la sangle qui permet de tirer la valise de Maxi Crapule… J’avais pensé à l’enlever lors du trajet aller, mais au retour je n’y ai pas pensé, et elle a dû se casser lorsque les agents ont empaqueté les valises dans la soute.

Concernant les billets d’avion, j’ai commencé mes recherches fin février pour un départ en vacances fin avril. Je suis directement allée sur le site de la compagnie aérienne, car je savais qu’il y avait des vols pas chers et l’aéroport n’est pas loin de chez moi (45min). Je voulais partir en espagne, puis quand j’ai vu que Palma de Majorque était desservi, je n’ai pas hésité car j’ai toujours voulu aller sur cette île. Pour le budget, en regardant régulièrement sur le site de Ryanair, j’en ai eu pour moins de 200€ aller-retour pour nous 3. Ce qui fait une moyenne de 33€ le billet. J’ai sauté sur l’occasion quand j’ai vu les prix, sachant que j’avais regardé la veille et que les billets étaient 3X plus chers!

Concernant l’hôtel, j’ai choisi en me fiant aux avis de tripadvisor et en fonction de mes critères à moi aussi. Je voulais un hôtel kidfriendly, avec des piscines sans tuyaux de malades où j’aurais eu peur pour les Crapules, et avec des animations. Je suis partie sur le Sol Barbados by Melia, ce sont globalement de bons hôtels, et il était bien noté (je vous mets le lien sur tripadvisor plutôt que le lien de l’hôtel pour avoir les photos et les avis – PS: j’ai mis mon avis aussi ;))

Je voulais aussi un hôtel pas loin de la mer, et pour ce côté-là, j’ai vraiment trouvé Ze hôtel car nous étions à 3 minutes de la mer, avec un accès super chouette fleuri, calme, sécure (ça compte beaucoup avec les petits), bref je vous laisse juger:

Je voulais aussi une animation sympa pour les petits, j’ai été servie! Les animateurs ont été super, il y avait des jeux accessibles et le soir des « pestacles » avec mini boom pour les enfants, des souvenirs fantastiques pour eux:


Nous avons passé une merveilleuse semaine, sans stress ou si peu, et en bonus nous avons croisé de gentilles écossaises qui ont partagé pas mal de moments avec nous, en nous faisant en plus profiter de leur « all inclusive », nous avons eu le droit à des boissons grâce à elles, c’était adorable de leur part! En plus nous avons bien papoté, ça m’a fait révisé mon anglais 🙂 Pour le budget de l’hôtel, je suis partie sur de la demi-pension pour pouvoir prendre un repas à l’extérieur et ne pas être l’esclave des horaires de repas « hop hop on se dépêche faut aller bouffer », et cela m’est revenu à 438€ exactement pour 6 nuits. Pour ma part je ne trouve pas ça déconnant, pour 3 personnes, avec une vue sur la mer, et des repas corrects, j’ai été satisfaite. Par contre je n’ai pas été satisfaite de la fermeture de 3 piscines sur 6, sachant que les 3 fermées étaient précisément celles qui m’avaient fait choisir cet hôtel plutôt qu’un autre, puisque cétaient les piscines avec des tuyaux-de-pas-malade et des pataugeoires avec animaux interactifs bref dé-cé-ption à ce niveau…

Je voulais aussi pouvoir envoyer des cartes postales à nos proches, et pour ce faire j’ai choisi de passer via une appli qu’une collègue m’a fait connaître, qui s’appelle Fizzer et qui est très bien faite. Ils m’ont offert 10 crédits, ce qui correspond à 10 cartes postales. Les 10 crédits coûtent un peu moins de 20€, ce qui n’est vraiment pas grand chose comparé à l’achat d’une carte postale « en dur », plus devoir chercher une poste, plus des timbres…Et en plus la carte est personnalisable, bref, que du plus!!

Les « à-côtés »:

N’étant pas passé par une agence de voyage, j’ai dû payer les transferts, j’ai choisi le taxi pour que nous attendions le moins possible (trajet en taxi = 30 minutes, trajet en navette = 1H30, voilà voilà). Le coût a été de 45€ en reservant via Ryanair pour l’aller, 35€ pour le retour en passant par l’hôtel. Ce n’est pas négligeable mais il n’y avait pas le choix. La navette était à 25€, pour 10€ de plus j’ai préféré prendre le taxi, ceci est un choix!

Pour les repas du midi, comme nous étions en demi pension, j’avais opté pour des terrasses en bord de mer pour les midis. Cela est arrivé 2X. Nous mangions le petit dej finalement assez tardivement, (10H-10H30), ce qui faisait que les petits et moi-même n’avions pas faim avant 15-16H, idéal pour prendre un goûter, et suffisant.

Voilà pour le bilan de nos premières vacances à 3, les prochaines seront au mois d’août, où j’ai décidé de traverser la France à l’horizontale puisque nous partirons en Vendée! Et en voiture, tant qu’à faire. Nous ferons une pause sur Paris, pas folle la guêpe (ou si peu).

Et toi, t’es déjà partie en solo avec tes Crapules? Bon ou mauvais souvenir? Viens me raconter! Et si tu as des questions, je suis là 🙂