Mère veilleuse

Dans la vraie vie, je suis optimiste. J’aime rire et j’adore sourire, c’est même souvent une bonne réponse je trouve.

Je te parle depuis quelques temps déjà de l’Éducation Bienveillante (ou Positive au choix), à laquelle j’associe également la pédagogie Montessorienne.
Et bien, ce soir, j’ai été heurtée par des propos tenus par une blogueuse apparemment outrée par ce terme. J’ai également été étonnée en lisant le magasine Famili des mois d’Août et Septembre 2015, car eux-mêmes ont décelé la grande mode actuelle, celle des MÈRES INDIGNES. Celles qui jouent les mères au bord du gouffre et qui le font savoir, celles qui affichent leur ras-le-bol de leur progéniture à longueur de posts sur Facebook. Désolée, mais je ne suis pas comme ça sauf si j’ai pas bu mes 5 Mojitos quotidiens. J’ai jamais été à la mode de toute façon.

Magasine Famili

Oui, je suis une maman qui souhaite prodiguer la meilleure éducation possible à mes enfants, oui je souhaite qu’ils aient des valeurs comme le respect, la politesse, le sens du partage, oui je suis une maman qui élève de futurs petits adultes. Comme toutes les mamans en fait.

Non, je ne suis pas laxiste, non je ne réponds pas « oui oui mon petit trésor l’amour de ma vie le sens de mon monde, tu peux avoir ce jouet hors de prix avec plaisir mon petit cœur », non je ne fabrique pas des enfants pourris-gâtés, non JE NE SUIS PAS PARFAITE.

J’essaye simplement de me renseigner sur l’éducation qui me semble la plus proche de celle que j’aimerais donner à mes Crapules. Et il s’avère que cette éducation porte un nom. Henry La Parentalité Positive.

Avant de devenir maman, je ne m’étais pas du tout renseignée à ce sujet, je ne connaissais même pas son existence. Je pensais simplement faire ce qui me semblait être bon au moment venu.

Mais depuis, je suis devenue maman, et j’apprends tous les jours au contact de mes Crapules. J’apprends que la VIOLENCE n’est pas la solution. J’apprends que la PATIENCE est dure à maîtriser. J’apprends à ÉCOUTER mon enfant, car non, un enfant n’est pas qu’une machine à pleurer.

Pour parler mieux, je te propose d’énumérer les clichés sur la Parentalité Positive, et de les dégommer Bim Bam Boum en quelques exemples:

CLICHE N°1: « On se fait respecter par la violence, la fessée n’a jamais tué personne »

Honnêtement, je ne sais pas si ça n’a jamais tué personne, ce que je sais en revanche, c’est que la violence entraîne la violence, et là c’est le drame. Bien sûr, tout le monde n’ira pas jusqu’à « battre » son enfant, mais il faut quand même dire que cela existe. En dehors de ça, apprendre à un enfant en le frappant qu’il « ne faut pas frapper », ça te paraît cohérent? Moi non plus…Et avec la violence, on ne se fait pas respecter, non, on se fait craindre. Ce n’est pas ça le respect, donc. Quand le visage de ton enfant se transforme à ton approche, il est peut-être temps de cesser de lui faire peur.

CLICHE N°2: « Tu vas en faire des pourris-gâtés, des enfants rois, ils ne connaîtront jamais la frustration »

Parce que tu crois vraiment que je vais céder à toutes ses demandes? Je vais plutôt lui expliquer pourquoi il ne peut pas tout avoir. Tu te rends compte, moi, adulte, je vais me mettre à sa hauteur, et lui expliquer que non non non, il ne peut pas avoir un gâteau juste avant l’heure du repas, qu’il peut se rouler parterre jusqu’à ses 18 ans, mais qu’il n’aura pas ce gâteau. Oui, la frustration existe dans l’éducation bienveillante. C’est ouf.

CLICHE N°3: « Tu es laxiste et tu le laisses faire ce qu’il veut, il n’a pas de limites »

Oui. Je le laisse explorer cet univers qu’il connaît si peu. Non, je ne suis pas laxiste. Je ne vais pas lui mettre moi-même les mains dans la terre du pot de fleur, mais après tout, ça se nettoie? Puis c’est marrant d’en mettre partout, non? Je me mets à sa hauteur, je vois avec ses yeux, et je me dis « mais oui c’est marrant », par contre, je ne laisse pas faire. Je comprends qu’il ait envie de le faire. C’est déjà bien. Un enfant ne demande que ça, d’avoir des limites. Et oui, la « connerie », il va la refaire. 10, 15, 50 fois. Puis un jour il comprendra. Lui mettre un fessée? Pourquoi? Pour qu’il ait mal aux fesses? Non, moi je veux simplement qu’il arrête d’étaler la terre des plantes dans le salon.

Alors oui, parfois, je suis épuisée, j’ai mal dormi et j’aimerais juste un moment de répit. Mais ces deux petites Crapules exploratrices, je les ai voulues, je les ai eues. Alors, je les éduque.

C’est pas si facile que ça d’avoir des enfants. Je ne m’en rendais absolument pas compte avant. Je pensais « c’est bon je lui dis une fois et il comprendra de suite, il ne refera pas deux fois! ». Mais la manière d’y arriver, ce n’est pas celle que l’on connaît, la « classique ». Je te menace alors tu me respectes. Picétout.

Mon fils a 21 mois. L’âge idéal pour me tester, me faire tourner en bourrique, me faire sortir de mes gonds. Parfois il y arrive, alors je craque et je m’éloigne le temps que ça se calme. Oui je lui ai déjà donné des fessées-couches, et j’en suis pas fière. Alors je réessaye, je fais des erreurs, je corrige. Non je ne suis pas parfaite, loin de là. Des erreurs, on en fait toutes. Mais je veux les corriger à ma façon. En me nourrissant de l’expérience d’autres mamans qui sont aussi passées par là, et qui ont pu se sentir démunies face à leur enfant. J’ai trouvé dans les livres d’Isabelle Filliozat de très belles illustrations, montrant parfaitement le quotidien de familles, et la façon dont on peut répondre aux problématiques du quotidien.

Ce que je garde en tête tous les jours, c’est le réservoir. Le réservoir de bisous-câlins. Il faut tout simplement se demander si le réservoir est assez rempli. Dès qu’il y a une crise, un moment qui nous dépasse. Son réservoir est-il plein? C’est vrai finalement! Lui a-t-on accordé suffisamment d’attention aujourd’hui? Il était dans notre ventre y a pas si longtemps, et on voudrait qu’il comprenne tout de suite tout ce qui l’entoure? Ou on voudrait qu’il agisse comme on aimerait qu’il agisse?

Voilà ce que j’avais besoin d’écrire ce soir. J’ai lu trop d’aberrations, de raccourcis, au sujet de cette méthode éducative, il fallait que je donne ma vision des choses. Je vais peut-être me faire des ennemis, avoir les remontrances d’autres parents qui ne voient pas les choses de la même manière. Tant pis. Je parle ici d’un sujet qui me passionne, je pourrais écrire toute la nuit. J’ai décidé d’écrire ce qui me passait par la tête à ce moment-là. J’ai obligatoirement oublié des choses, je serais ravie d’avoir ton point de vue, ou d’autres arguments qui feraient avancer le débat.

Je suis des blogueuses que j’adore, qui pratiquent l’éducation bienveillante, qui sont MamanYoupie et Happy Mother Le Blog, elles sont géniales et je ne peux que t’encourager à aller faire un tour chez elles!

En ce qui concerne les lectures, tu le sais, ma gourou est Isabelle Filliozat, elle fait même des vidéos sur Youtube, limite elle détrône Beyoncé, et je n’en suis qu’aux débuts de mes recherches sur ce sujet qui me passionne. Si tu as d’autres auteurs à me conseiller, viens par là!

Je ne suis pas en train de donner de leçon. Je parle simplement de ma façon de voir les choses, de ma façon de faire. Tu as le droit de ne pas être d’accord, et je serais ravie d’en débattre. Mais ce site n’acceptera AUCUNE INSULTE, donc on reste dans le même ton que cet article, BIENVEILLANT.

Merci!

 

Un peu plus sur mes Crapules

Pour mon dernier billet de l’année, j’aimerais vous parler des plus beaux cadeaux que j’ai reçus dans ma vie. Mes Crapules.

Je sais ça fait gniangnian prout prout mais c’est quand même ma passion n°1 dans la vie et la raison pour laquelle j’ai démarré ce blog donc, rendons à César…

Je vous en parle souvent, mais jamais vraiment en détail. Mes Crapules sont des presque-jumeaux de 2 et 3 ans. Leur différence d’âge ne se voit plus, surtout lorsqu’ils sont tous les deux dans la poussette. On me demande tout le temps s’ils le sont lorsqu’on sort. Je le comprends, c’est comme si leurs 13 mois d’écart avaient été absorbés par leurs ressemblances.

Mon fils, mon tout-petit arrivé trop tôt, est toujours tout-petit. Il mange de temps en temps, si possible que ce qu’il veut. Il adore sa draisienne, faire de la pâte à modeler et regarder Mickey, Sam le Pompier et la Reine des Neiges. Un peu trop à mon goût, mais c’est encore rattrapable et en cours de sevrage télé.

Il aime son doudou et sa tétine.  Le doudou qu’il a choisi est celui qu’une amie lui a offert. Plein de petites étiquettes à chiffonner. Il est très connu chez Kiabi, ouf. Pour nous c’est doudou-l’âne mais il paraît que c’est une girafe. Je vais prendre rdv chez l’ophtalmo rapidement quand même, avec mes 30 ans que j’ai pris en pleine figure, sait-on jamais…Quoiqu’il en soit son doudou et sa tétine lui permettent de revenir au calme, lorsque ses émotions s’emparent de lui. Il a un rituel avec, il le mordille et triture ses nombreuses étiquettes.

Il aime aussi sauter partout, rouler vite avec sa petite voiturette et vérifier que sa sœur ne joue pas à un meilleur jeu que lui. Il aime les « gogans » (toboggans) et jouer à la balle. Il adore s’emparer d’une manette de PlayStation pour faire comme papa. Maxi Crapule ne cesse de s’affirmer, quand il a décidé que non, il faut se lever tôt pour le faire changer d’avis. Néanmoins il se laisse assez charmer et fait très rarement des crises ou des affronts. Nous sommes très attentifs à ce qu’il ne soit pas contredit, ou alors nous expliquons pourquoi nous devons faire ci ou ça. Il est câlin-mais-pas-trop, a du caractère mais se laisse facilement distraire.

Ma fille est plus espiègle. Elle aime taquiner son frère, mais aussi lui faire des câlins, et même être à son service. Si je demande à Maxi Crapule de jeter ses déchets à la poubelle, je peux être sûre que c’est Mini Crapulette qui s’y collera. Comme quoi, l’espièglerie finalement n’est pas réservée aux petites filles. Elle est très douce mais diffuse ses câlins avec parcimonie. Pas trop ci pas trop là mais un peu de temps en temps. Elle n’a pas de doudou et n’a jamais voulu de tétine. Très indépendante. Elle veut tout faire toute seule, ce qui correspond bien à son âge évidemment, mais qui la définit particulièrement bien. Elle veut faire seule, et en plus elle sait faire seule. Elle m’impressionne de par ses connaissances et sa dextérité malgré son jeune âge. Quand son frère préfère encore laisser maman faire, pourquoi je le ferai après tout maman le fait si bien, Mini Crapulette ne voit pas l’intérêt que j’intervienne alors qu’elle acquiert une nouvelle étape en pleine autonomie. Et je la laisse toujours faire.

Je les ai encouragés à être autonomes, déjà parce que deux bébés aussi proches, ça créé beaucoup de frustration et de culpabilité. On ne peut pas être derrière eux tout le temps. L’autonomie est obligatoire. Et ensuite, elle permet à l’enfant d’être fier de lui, bref, que du bon. Et je vois à quel point cela leur fait plaisir de savoir faire par eux-mêmes. C’est peut-être aussi pour ça que ma fille a su être propre aussi tôt. Puisqu’elle me montrait qu’elle en était capable, alors, je la laissais faire, et elle était ravie! Les couches la journée sont donc passées aux oubliettes en août 2016. J’avoue, je n’avais pas encore cette conception de la chose pour Maxi Crapule, je pense même que c’est moi qui l’ai freiné, pensant que c’était trop tôt (il voulait le pot à 1 an et demi). J’avais aussi peut-être moins le temps à lui accorder, avec sa sœur qui avait 6 mois.

Ce qui me rassure beaucoup aujourd’hui c’est de voir à quel point ils peuvent être complices. Ils jouent ensemble, rigolent ensemble, et le peu de disputes qu’il peut y avoir ne durent jamais longtemps. Le soir, après le bain et l’histoire, ils prennent un petit bibi ensemble dans le lit de Maxi Crapule. On peut voir leur esprit s’apaiser d’être lovés l’un contre l’autre et profiter d’un moment calme avant le dodo. J’aime tellement ces moments-là, quand le temps est suspendu et que je peux profiter d’eux, de leur odeur, de leur chaleur…

Au niveau des apprentissages, Maxi Crapule s’exprime de mieux en mieux, avec des phrases de plus en plus longues. « maman « a » mal au rentre » (maman j’ai mal au ventre). Sa phrase numéro un. Il a quelques petits soucis à ce niveau là…Il sait aussi très bien dire « chocolat » et « céréales », son menu préféré…Il n’aime pas être tiré du lit le matin, surtout en ce moment où je pense que la semaine à venir où je serai en vacances avec eux lui fera du bien. Il adore les guilis et Olaf (la reine des neiges), ça le fait marrer à un point…Il apprécie l’école mais sans plus. Il n’y a plus de larmes pour y aller (elles n’avaient duré qu’une semaine) mais il demande régulièrement confirmation qu’il n’y a pas école le lendemain « maman demain a pas école ».

Mini Crapulette s’exprime très bien. Avec un an de moins que Maxi, elle manque de vocabulaire mais sait très bien se faire comprendre. Elle a beaucoup besoin de moi, des moments où je ne suis là que pour elle. Elle aime rouler la petite voiturette, en me disant « aurevoir maman salut », elle prend la pose pour les photos, et commence à décider comment elle veut s’habiller. Elle n’aime pas quand je la coiffe parce que ça lui tire les cheveux. Elle enlève ses barrettes au bout de quelques minutes. Elle se déshabille à peine rentrée à la maison…Quand je lui dis que je l’aime elle me répond « nan c’est moi euh t’aime ». #fondance. Elle aime diriger et avoir l’attention portée sur elle. Mais elle n’aime pas être trop entourée. Trop d’enfants, et elle se met en retrait, attend qu’on vienne la voir pour montrer tout son leadership. Madame se laisse désirer ^^Elle relit les histoires après moi, et elle me fait mourir de rire parce qu’elle reprend mes intonations et ma façon de parler 🙂

Mes deux Crapules ont énormément de ressemblances, sont complémentaires, et ne se séparent que très rarement. Ce sont deux larrons en foire, à deux c’est mieux, tant pour les bêtises que pour les joies, tant pour les chamailleries que pour les rires.  Je vais espérer que mes deux petits clowns gardent cette complicité et cet amour fraternel intactes.

 

Gérer les émotions de sa Crapule en 10 leçons {by Isabelle Filliozat}

Comme tu le sais, j’ai eu l’honneur, non le privilège, enfin la joie de rencontrer Isabelle Filliozat il y a quelques semaines maintenant.

Ce qui est bien, c’est que j’ai pas l’air d’une psychopathe sur la photo. naaaaan. Je suis une fan absolue « delafilliozat » comme ils disent en Espagne Madrilène. hum.

La conférence portait sur l’appréhension  des émotions de l’enfant, comment les comprendre et satisfaire leur demande cachée.

Voici les éléments de réponse apportés par Isabelle Filliozat

1/ Pas d’interprétation hâtive

Ce n’est pas parce que ta Crapule se roule parterre en hurlant dans un magasin qu’il fait un caprice, ou même une colère. Ça, c’est de l’interprétation. Dans la plupart des cas, il s’agit plutôt d’une explosion de stress. Différence non négligeable, puisque nous ne réagissons souvent pas de la même manière qu’il s’agisse de colère ou de stress.

2/ On se met à la hauteur de l’enfant, à côté de lui

…et non face à lui, ce qui pourrait plus l’intimider que l’aider à se calmer. Pas cool.

3/ On résout les problèmes par des jeux

Parce qu’un petit enfant apprend énormément par le jeu, c’est plutôt bien vu de résoudre les soucis de cette manière. On prend deux peluches et on rejoue les scènes de la journée qui ont été mal vécues. On laisse ensuite l’enfant trouver la solution.

Exemple: monsieur lapin tape monsieur renard. comment peut réagir monsieur renard? comment se sent monsieur renard? faire parler la Crapule permet à l’enfant de développer son empathie et demie apprivoiser ses réactions.

4/ Faire participer la Crapule plutôt que lui donner des ordres

Avouez que lorsqu’on vous dit sèchement « mets ton manteau TOUT DE SUITE », ça ne vous donne pas vraiment envie de le faire? Alors plutôt que de donner des ordres, on va faire participer petite Crapule a ses tâches obligatoires. « où sont tes chaussons? tu veux mettre le pantalon ou le pull d’abord? »

5/ On les rend actifs

Et on les laisse se dépenser, grimper aux arbres, courir, sauter…

6/ On leur donne des solutions pour résoudre leurs problèmes

On peut leur donner des pistes afin qu’ils sachent comment réagir en fonction d’une situation où ils ne sentent pas à l’aise. Pleurer, demander de l’aide ou prendre son doudou peuvent être des solutions.

7/ Stop aux promesses!

Parce qu’une promesse non tenue peut être lourde de conséquences, on évite les « je te promets » et on remplace par « je ferai de mon mieux pour ».

8/ Quand l’enfant a une prise de conscience, on s’arrête

Et on en rajoute pas « je te l’avais dis ». On lui laisse le temps d’assimiler et d’apprendre, d’acquérir de l’expérience, de la bouteille comme on dit dans ma tranche d’âge (oh le coup de vieux)

9/ Pas d’anticipation des peurs

La peur de tomber peut empêcher l’enfant de réaliser des choses de lui-même et de le rendre autonome. Alors on y va, on met les mains dans le cambouis et c’est parti! On n’oublie pas l’Arnica en carton de 20.

10/ On se détend

Zen attitude! On prend soin de soi, on s’accorde du temps, on se fait plaisir. Et on ne fronce plus les sourcils, car cela transmet du stress. Et le stress on n’aime pas chez les Crapules.

Voilà j’espère que ça vous aura aidé autant que ça m’aide moi! Quand je sens monter la colère je zieute rapidement les pages de « j’ai tout essayé » ou je relis mes notes, histoire de trouver des solutions!

Et vous, quelles sont vos méthodes?

Avoir deux enfants…qui marchent

Je réalise peu à peu que mes bébés deviennent des grands. Des bébés toujours, mais chaque jour plus autonomes. Quand Mini Crapulette, à 13 mois, s’est lancée dans l’aventure de la marche, je ne m’en suis pas aperçue tout de suite. Mais ce moment à été celui où j’ai pu un peu plus souffler.

Pendant ma seconde grossesse, et jusqu’aux premiers pas de ma princesse, j’ai été emportée par ce devoir de double-maman sur tous les fronts. Malgré la surprise, cela a été une expérience formidable et je ne regrette pas un instant. Mais ce rôle est sans repos. C’est une journée à 100 à l’heure, de la prudence à chaque instant, des vérifications chaque minute (le sac à langer est-il prêt? La couche est changée? Il en manque un dans mon champ de vision, mon coeur va lâcher, etc…). On porte, on se baisse, on lave, on sèche, on court, on se pose, on se lève, on tient les mains, on fait des guilis, on souffle le bobo, on console le chagrin, on apaise, on caline, on rassure.

Et pourtant, on s’habitue vite à ce rythme acharné. On y prend même du plaisir. On se sent utile. On se sent aimée. Et on veut faire de notre mieux parce que la récompense, ce sont des enfants heureux, épanouis et biens dans leur peau. Quelle plus belle récompense?

Alors, quand le moment arrive où nos bébés nous lâchent la main pour se lancer seuls, au départ on a peur. On se dit que ça y est, ils n’auront plus besoin de nous. Ou moins en tout cas. Et on sursaute. Comment on en arrive là aussi vite? Hier je les découvrais en peau à peau, et aujourd’hui ils se détachent peu à peu.

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Ils sont sur la bonne voie. Je suis fière d’eux. Ils portent les valeurs auxquelles je tenais tant. Ils sont polis, attentifs, attentionnés, joueurs, rieurs. Parfois ronchons mais tellement à croquer. Je suis fière de moi aussi, même si j’ai du mal à l’admettre. C’est peut-être aussi grâce à moi et à toute cette patience que je développe à leur contact, cette créativité qu’ils m’inspirent, ce bonheur qu’ils me procurent. La fatigue est là et n’est pas prête de partir, mais que c’est bon d’être fatiguée pour mes bébés. Mes Crapules. Mes amours.

Ils se déplacent seuls, mais on continue de porter. On les « élève » en continu. Et ils parlent aussi. Ils disent des mots, des phrases pour le plus grand, des gestes et des morceaux de mots pour la plus petite, qui apprend si vite au contact de son frère. Puis il y a leur langage aussi. Celui qu’ils parlent ensemble. Et quand je demande à Maxi ce que Mini veut, ça lui semble si évident qu’il m’explique en s’agaçant.

Leur présence est si envahissante, tellement enrichissante que leur absence pèse lourd et donne une impression de vide. Même si le besoin de souffler se ressent, c’est toujours aussi dur de me séparer d’eux. Mais les voir s’épanouir auprès des autres est aussi une grande satisfaction. Et cela reste un besoin pour eux.

Leur papa et moi allons continuer à cultiver leur complicité, renforcer chaque jour leur lien et être là aussi dans les moments plus durs de disputes et de chamailleries.

L’évolution de mes bébés me conforte de jour en jour dans le choix que j’ai fait d’être bienveillante envers eux. Même s’il m’arrive toujours de m’emporter et de hausser le ton, je leur explique que maman n’est pas infaillible, que parfois je peux m’énerver pour des choses qu’ils ne peuvent pas encore comprendre. J’évite autant que faire se peut les veo (violences éducatives ordinaires), je ne les compare pas, en tout cas pas ouvertement devant eux, ne prend pas part à leurs disputes sauf si ça dégénère vraiment, les laisse explorer, jouer, tenter, échouer, reussir, pour qu’ils puissent mieux se connaître et appréhender leur environnement. J’évite aussi les conflits, les situations de crise et les frustrations. S’il y en a j’explique. Ça prend beaucoup de temps, mais ça vaut tellement le coup.

Ils me le rendent bien. Le meilleur moyen de bien vivre son rôle de maman, de référant, de guide, c’est de suivre la voie qui nous semble la plus appropriée. Quand on est convaincue, il suffit de s’écouter et de se faire confiance.
Parce que la meilleure mère que ton enfant puisse avoir, c’est toi. (ça vaut aussi pour le papa ^^).

Les premiers pas de bébé sont les prémices d’une nouvelle page dans la vie de la famille. Que l’aventure continue!

Petit point sur mon éducation positive

Cela fait plusieurs mois, depuis que je ressens le besoin de mettre des limites, de guider mon petit homme (et bien sûr ma ptite princesse), que je me concentre sur une education positive, bienveillante et constructive.

A l’aide de précieuses lectures (Filliozat, Guegen, Gordon…) mais aussi de pages Facebook (Alternative Montessori, Maman Mammouth, MamanYoupie…), je me renseigne et pioche les conseils éducatifs à droite à gauche.

Dans un de mes premiers articles concernant mon mode d’éducation, j’avais dit que je serais honnête et transparente en indiquant « ce que je garde et ce que je jette ».

Je tiens à donner mon point de vue concernant un débat qui va sûrement s’amplifier au fur et à mesure de l’approche de la date fatidique: Noël. Il s’avère que le mode éducatif que j’ai choisi, attribue une grande place au respect de l’enfant. Ce que je cautionne totalement. J’adhère, je signe, je valide. Cependant, je ne pense pas que ce serait se moquer de mon enfant que de lui faire croire au Père Noël. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Mentir à son enfant. Se rire de lui.

Personnellement, j’ai cru longtemps au Père Noël, c’est vers le collège que je me disais « bon ok, peut-être qu’il n’existe pas ». J’suis longue à la détente. C’est mon côté blond du cheveux qui ressort. En attendant, je ne me suis pas sentie trahie par ce « mensonge » que des adultes responsables m’ont fait avalé des années durant. Et je n’aime pas cette idée qui mettrait en porte-à-faux le parent vis-à-vis de son enfant concernant l’invention de ce personnage. Le Père Noël est pour moi une image, un imaginaire, qui fait quelque part rêver l’enfant. Il fait partie de la magie de Noël (pour ma part, toujours). Je ne pense pas non plus que ce serait un manque de respect envers mon enfant que de lui faire croire en ce personnage. Franchement, je ne me dis pas « haha qu’est ce qu’il est bête, il croit ce qu’on lui dit mwhahahahaha »…

Un moment donné, il faut aussi se poser les bonnes questions, celles qui mettent vraiment le respect, la dignité, la personnalité de l’enfant en jeu, et celles que l’on voit de nos yeux d’adultes, et pour lesquelles on se prend trop la tête. C’est un peu mon coup de gueule du jour, parce que je e veux pas suivre tête baissée une méthode, quand bien même elle me semble idéale, je mets tout de même quelques reserves ici et là. Ceci n’engage que moi bien sûr. C’est ma façon de voir les choses, et aussi d’adapter la méthode en fonction de mes propres valeurs.

Nous allons vivre notre troisième Noël à 3 et le second à 4. Maxi Crapule se rend mieux compte de ce que cela représente, nous verrons comment cela se passera. Je ne sais pas vraiment encore comment lui présenter la chose, lui dire, lui en parler? Peut-être à travers des dessins, Maxi Crapule adore dessiner. Ou des livres du soir. Nous lisons depuis au moins 1 mois « Barbapapa fête Noël », mais il n’est pas fait mention du Barbu. Je ne sais pas non plus si son parrain ira jusqu’à se déguiser en Père Noël. Je ne sais pas si cest vraiment utile, d’autant que les enfants ont souvent peur du déguisement. Je me rappelle très bien de mon père dans cet accoutrement, et ça, ok je ne suis pas pour pousser le vice aussi loin. Il faut que cela reste un personnage imaginaire (et là, le parrain se dit « ouf »). Oui je construis ma réflexion en écrivant ce billet 🙂 J’espère que tu me suis toi qui me lit.

Cela dit, je m’applique toujours à veiller au bien-être de mes tout-petits, malgré ma reprise de poste au sein de mon entreprise. Je tente de trouver un bel équilibre entre le temps passé au travail et les heures grapillées autour de ces journées, et bien évidemment de mes longs week-end. Passer du temps de qualité avec eux. Leur consacrer le temps maximum pour constamment remplir leur réservoir de bonheur. C’est ma mission. Et je l’accepte. Et ce billet ne se détruira pas dans 5 secondes 😁 Je parlerai bientôt de ma reprise et de comment je m’organise avec un emploi du temps serré.

En attendant, je vais commencer la liste de Noël des petits, et on fera même un sapin ensemble, la folie quoi!

Et toi, quel est ton point de vue sur le Père Noël? (Attention: je ne suis pas responsable de la non-distribution de tes cadeaux si tu dis du mal de lui. Na)