Ma vie de rêve 

Ça fait un moment que je n’avais pas écrit mais je ne trouvais pas le sujet. Ni les mots. Je n’avais même pas ressenti le besoin de le faire. J’ai ouvert ce blog pour plein de raisons mais aucune ne m’avait convaincue d’écrire depuis ces dernières semaines.

Je ne suis pas quelqu’un de triste, qui ressasse et ne fait que conserver les faits du passé. J’en parle là puis j’en parlerai plus.

Ma vie de reve, Je l’imaginais avec lui. J’ai fait en sorte d’être le contraire de mes parents parce que je ne voulais pas leur ressembler. Ça peut paraître dur écrit comme ça, mais si je le disais à haute voix ça paraîtrait moins cruel. C’est comme ça, je ne m’en cache pas. Une famille recomposée, ça ne m’a jamais attirée. Moi je voulais une famille unie. Un homme + une femme au départ. Savoir que l’un peut compter sur l’autre n’importe quand. Être un couple du tonnerre. Faire des projets. Les réaliser. En être fier. Plutôt banal comme principe, mais en traversant les mois, les années, on se rend compte de combien la chose est compliquée. Les petits bâtons dans les petites roues qui font chavirer le carrosse chaque jour un peu plus. On traverse les crises mais elles restent en permanence ancrées au dessus de nos têtes et ternissent un peu plus notre relation. Sans qu’on s’en aperçoive. On s’aime moins.

J’avais de l’espoir. Les épreuves que nous affrontions étaient des barreaux d’échelle à monter pour moi. C’était des mers à boire pour toi. Mais je ne le voyais pas. Moi je voyais le bout. L’issue. On a tout fait dans l’ordre, toutes les étapes qu’on devait faire on les a faites, hormis le mariage, et encore, on aurait dû le faire aussi mais tu y a renoncé après avoir avalé la tasse une fois de trop. De toute façon on était plus-que-mariés puisqu’on avait 2 merveilleux, magnifiques enfants. Une épreuve de plus pour toi, un espoir en plus pour moi.
On n’a jamais vraiment vu la vie de la même manière. Mais ça quand on aime on ne fait pas attention. On prend pour des détails ce qui est primordial.

Ma vie idéale était une vie passée à tes côtés. Tous tes cotés. Même ceux que je n’aimais pas.

On se connaît depuis trop jeunes. Par coeur. Ton humour, ta façon de me rassurer.

On dit que quand on se sépare notre regard sur la relation change, on oublie les mauvais moments.

Je n’oublie rien. Je les connais les mauvais moments, c’était toujours les mêmes. On sait très bien pourquoi on en est arrivé là. Ça se voyait depuis le début qu’on en arriverait là. Mais quand t’es bercée d’illusion à quoi tu peux te rattacher quand tu ouvres les yeux?

Jamais je n’aurai pensé que ça se finirait ainsi. Des façons de se quitter y’en a des milliers. On savait comment être ensemble, t’aurais au moins pu faire semblant se savoir comment t’aurais dû me quitter.

Ma vie idéale n’existe plus parce qu’elle ne pouvait être qu’avec toi.

Mais ça c’était le moi d’avant. Maintenant je recompose ma vie idéale et j’attends de voir ce que la vie me réserve. C’est sûrement mieux que de vouloir à tout prix diriger son avenir, parce que ça donne l’illusion qu’on le maitrise.

La vraie vie c’est la surprise. On ne peut pas idéaliser ça. Bien sûr on a des idées. On essaye de tendre vers le modèle dont on rêve.

Sauf que la vie prévoit d’autres choses. Et meme si parfois on regarde loin loin, on ne voit rien. A ce moment là, on sort de sa zone de confort, On s’envoit des mojitos jusqu’à ce qu’on n’arrive plus à prononcer « mojito ». Et on vit.

Je ne me suis jamais sentie aussi bien quelque part que chez moi. Chaque chose ici, je l’ai voulue. Chaque détail de ma déco donne une info sur moi. La peinture pas finie, c’est mon côté « je commence plein de choses mais j’en fini que certaines ». Chaque objet a été choisi et longuement réfléchi. En même temps je veux tout donc ça n’est pas bien difficile.

Je n’ai PERSONNE pour me dire que c’était pas le moment d’acheter ci ou ça. Personne avec qui argumenter si je veux telle couleur dans le salon. C’est moi qui décide et je n’ai besoin de personne. Sauf si je demande. Sinon je suis seule. Et ça c’est quand même vachement chouette.

Mes Crapules m’ont permis d’avancer plus vite que je ne l’aurais fait si elles n’avaient pas été là. Mais dans tous les cas j’aurais avancé. Parce que personne n’a le droit de faire ralentir quelqu’un à cause des décisions qu’il prend. Parce qu’au fond on est seul. Ça pourrait être terrible de se dire ça si on ne sait pas avancer seul dans sa vie. Mais si on se dit que personne n’a le droit de nous faire nous sentir mal, de nous rendre malade, ben on passe au niveau 5 de la force rouge de Star Wars.

Avancer dans la vie, c’est encore ce qu’on peut le mieux réussir.

Un an que j’ai commencé cet article et que je ne l’avais jamais publié. J’aurais voulu changer 2-3 phrases, ajouter des idées. Dire qu’aujourd’hui je me sens toujours super bien seule et que notre trio aux Crapules et moi fonctionne à merveille. Mais finalement je vais le laisser comme ça car il dévoile juste ce qu’il faut de ma vie de maman solo. Le côté sympa et positif. Ce que je garde.

La meuf qui se la pète d’être seule 🤣

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Mon réveil lumineux AmirDirect  {test et avis}

Le matin, les réveils peuvent parfois être difficiles après des nuits agitées (je ne vise personne…). Alors quand j’ai eu la chance de pouvoir tester un réveil lumineux, je me suis dit pourquoi pas! Si ça peut atténuer les réveils compliqués, tentons.
La nuit pour moi, c’est noir total et pas un bruit, sinon endormissement impossible. Alors une lampe effet levé de soleil, ça pouvait vraiment m’aider à me réveiller en douceur sans un bruit de folie style alarme-buzz.

Les fonctionnalités du réveil AmirDirect 

Il y a toujours la possibilité de se lever avec un son enregistré, ou la radio. Mais la fonctionnalité première et particulière  de ce réveil est quand même d’imiter le lever du jour. Et je dois dire que c’est ce qui m’a séduite, le cerveau qui se remet doucement et paisiblement de la nuit en se réveillant au fur et à mesure, c’est quand même plus sympa que la radio qui hurle.

Je dois avouer que j’avais à l’époque (celle où je n’avais pas d’enfants) le même style de réveil, le Philips, mais que entre 2 déménagements j’ai dû le pommer. Alors j’étais joie de pouvoir en ravoir un.

D’autant plus que niveau prix, c’est carrément pas déconnant. Attend la fin de l’article tu vas avoir une surprise 😁

Le réglage de l’heure est un jeu d’enfant. Idem pour celui du réveil. Sans notice, c’est intuitif. Ensuite moi j’aime tripoter les boutons donc je teste tic tac ok c’est réglé, ça doit me réveiller le lendemain à trop-tôt et quart.

Le réveil par la lumière 

C’est très agréable de se faire réveiller de cette manière, on a moins la tête dans les vapes, on sent que le cerveau y est allé par étapes, sans qu’on s’en aperçoive. L’intensité de la lumière est progressive, lorsque l’heure du réveil est arrivée, on peut décider de se faire réveiller par le cui-cui des oiseaux ou la radio. Sinon la lumière sera à son max, mais pour ma part je me réveille avant du coup, ce qui me laisse le temps d’émerger tranquillement. 

Mon avis 

J’aime beaucoup le fait que son utilisation soit intuitive, je ne regarde que rarement les notices, ça m’ennuie, alors je tâtonne et si ça ne marche pas ca m’agace. Oui je suis pleine de qualités. Pour le coup, c’est un bon point pour le réveil, pas 36 boutons = quelques boutons efficaces.

J’aime aussi le design de l’horloge. Je le mets régulièrement dans la chambre des Crapules pour que ça fasse veilleuse avant le dodo, puisqu’il est possible de l’utiliser comme lampe de chevet, la luminosité allant de 1 à 10 (et à 10 ça fait phares de voiture alors pas trop proche de la tête quand même).

J’aime aussi le fait qu’on puisse allumer le cadran, ça rend bien et ça évite une luminosité trop intense.

Il est petit et prend peu de place sur une table de chevet.

J’aime moins les touches sur l’avant du réveil, qui sont à fleur de l’écran donc parfois y’a des loupés, mais à voir si ce ne sont pas les doigts qui feraient des siennes…

J’aime aussi moins les fils qui pendouillent à l’arrière, pas très esthétique. 

Conclusion et surprise 

Ce radio réveil est carrément correct, dans l’air du temps avec son petit look sympa et sa facilité d’utilisation.

La fête des pères approchant, ça peut faire son petit effet si tu as un papa qui a du mal à se réveiller, ou pour tester une autre manière moins agressive de se lever!

AmirDirect m’offre la possibilité d’offrir à 10 personnes une réduction de 50% pour se procurer ce réveil! Il y aura donc 10 petits chanceux qui pourront profiter de réveils calmes et apaisés!

Pour participer c’est simple, il suffit de liker la page de AmirDirect et la mienne sur Facebook! Laissez moi un commentaire sous la publication Facebook ou sous cet article du blog! Le jeu se termine dimanche 11 juin midi, j’annoncerai les gagnants dans la foulée, comme ça vous pourrez commander et recevoir avant la fête des pères le dimanche 18 juin ce super réveil . 

Comment ça se passe les réveils chez vous?

Marine, maman Crapule bien réveillée

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Good luck!

*La chanson « you’re the one that’s making me strong  » d’amour, l’autre, c’est cadeau. Youhouuuhouhhhouhouuuu

Ma princesse a deux ans

Je me rappelle ne pas y avoir cru aux premières contractions. Et pourtant si, tu avais choisi le jour de la Saint Nicolas pour venir au monde, toi ma gourmande d’amour. Mais tu as aussi choisi le 6 décembre 2014 parce que tu voulais montrer aux Miss France qui defilaient le soir-même que c’était toi la plus belle. 

Je me rappelle t’avoir posée sur moi et avoir senti tes premières secondes s’ancrer en moi. Ta petite tête boudeuse qui ne comprenait pas encore ce qui venait de se passer. Je me souviens de tout ma poupée. J’ai débarqué dans la salle d’accouchement avec mes contractions et mon gros sac, que j’avais fait 5 minutes avant de partir pour la clinique. Et c’est pourtant le pyjama qui avait appartenu à ton frère que la sage femme a trouvé en cherchant dans cette valise.  Le seul pyjama que j’avais ramené et qui lui avait appartenu. Elle aurait  pu prendre un de ceux que j’avais acheté rien que pour toi. Je me retrouvais, 13 mois et 22 jours après avoir mis au monde ton frère, dans cette clinique où j’avais passé tant de temps avec lui, à attendre de faire ta connaissance. 

Je me rappelle avoir tellement eu peur que vous ne vous entendiez pas. A avoir tellement eu peur de ne pas arriver à gérer deux bébés. Je me suis remise tant de fois en question. J’ai accumulé les nuits entrecoupées à m’occuper de lui, de toi, de tous les deux.

Je voudrais que tu te rappelles de tous les moment où je te prenais dans les bras, des milliers de photos que je prenais afin d’immortaliser ton éclat, tes sourires, tes faits et gestes. J’aimerais que tu gardes dans tes souvenirs la petite bête qui monte et qui te fais rire, les câlins que tu faisais à ton frère, la joie que tu avais de me voir dès que je poussais la porte le soir. Les heures passées à jouer, lire, flâner sur le canapé. J’aime tellement tout ça, m’occuper de toi, de ton frère, de vos bonheurs. 

Tu as deux ans aujourd’hui mais tu parais les avoir depuis un moment déjà. Tu sais ce que tu veux et ne te laisse pas faire, tu es tout le temps joyeuse et une vraie coquine.

Je t’aime ma fille, je sais que je te le dis tout le temps mais sache que je continuerai à te le dire encore et encore rien que pour t’entendre me dire « nan c’est moi eu t’aime » 💗

Mon Préma a trois ans

On se dit que le temps va passer et nous faire oublier les mauvais moments. On pense pouvoir maîtriser de mieux en mieux ses émotions face à ses souvenirs qui hantent. Mais en fait, on n’oublie jamais rien on vit avec comme dirait Hélène Segara. 

Je savais que je n’oublierais pas. Les longues heures à attendre notre rencontre incertaine. Les micro-moments après ta naissance à vouloir te voir à tout prix en salle de réa. Apprendre à changer ta couche sous la couveuse. Appréhender chaque nouvelle visite par peur d’apprendre une nouvelle perte de poids qui t’eloignerais plus de moi. Ne pas savoir si tu avais bien bu tes 2ml de lait par sonde gastrique. 2ml. Attendre le feu vert des médecins qui nous donnerait enfin le pass de notre nouvelle vie avec toi.

J’dirais pas que ça s’amplifie. Des flashs apparaissent de temps en temps et me rappelent un couloir, une odeur, un passage de nos instants passés à l’hôpital. Tout ce stress qui m’envahissait dès que je te quittais. Cette peur de partir pour ne peut-être plus te revoir en forme. Ma folle envie d’être maman qui m’a été complètement volée par des machines. Devoir être forte devant toi pour te donner ma force. Alors que je voulais seulement crier et pleurer. Être avec toi. Mon bébé.

Et voilà que nous sommes déjà à la veille de ton 3e anniversaire. Qui accélère donc le temps? Comment c’est possible? 

3 ans que tu m’as fait l’immense cadeau d’être ta maman. Si j’avais su. Si j’avais su à quel point cela allait me changer. Si j’avais su comme ça allait être bien plus compliqué que prévu. Toi, moi, ton papa. Puis quelques temps après ta petite soeur. Une petite famille. Ta famille mon amour. Même si tout ne se passe pas comme je l’avais imaginé,  j’emmagasine tous les bons moments que je vis avec toi, et avec ta soeur pour que votre avenir soit le plus simple et beau possible. 

Mais en attendant, c’est toi le roi du jour. Tu es le roi aujourd’hui, mais mon petit prince tous les jours. Ton petit caractère. Tes mots de mi-bébé mi-enfant. Tes expériences. Mon impatience. Et surtout tes rires, ta joie de vivre, ton insouciance. J’aime tout chez toi. Tes petites mains qui me serrent avant de t’endormir,tes câlins inattendus sur le canapé, ta complicité avec mini Crapulette.

Tout. Tout. Tout. Même tes pipis parterre, tes dessins sur le mur et la salle de bain qui se transforme en piscine. Parce-que je sais que tu découvres tout pour la première fois et que ça te fait encore marrer. Je te regarde faire et on crée des souvenirs. Que je te rappellerai quand tu auras 18 ans. 

Joyeux anniversaire mon tout-petit. Je t’aime plus que tout, oui, même plus que le chocolat et les sushis. Le bonheur de ma vie c’est toi. 

Un petit tour chez la psy

Il y a quelques jours, nous sommes allés rencontrer une psychologue, parce que je pensais ne plus avoir les clés pour répondre aux besoins de Maxi Crapule. Il s’est passé pas mal de choses chez les Crapules ces derniers temps, le déménagement,  le changement de chambre, le changement de lit, les disputes entre les parents…tout ceci a provoqué de petits soucis chez Maxi, comme des cacas parterre ou des dodos dans le lit de papa et maman. Maxi Crapule étant assez sensible, j’ai ressenti le besoin de demander de l’aide à une professionnelle.

C’est comme ça que, sur les conseils d’une collègue, nous nous sommes retrouvés chez elle. Et ça a plutôt mal commencé…

L’accueil

Situé dans un appartement,  son bureau se trouve sur la gauche en entrant, et la salle d’attente sur la droite. Les deux salles avaient la porte grande ouverte. Seulement,dans son bureau se trouvaient de jolis jouets attrayants. Ni une ni deux, les petites Crapules se sont immédiatement dirigées vers le bureau du médecin. Je suis donc allée dans son bureau avec les petits en l’attendant. Quand soudain elle débarque et me regarde avec ses deux bras sur chaque côte en me disant « ah mais ce n’est pas du tout comme ça que ça devait se passer! La salle d’attente, c’est à droite, c’est là qu’il fallait m’attendre vous n’avez pas vu? » moi: »ah si si j’ai vu mais mes bébés ont vu les jouets, je ne vois pas comment je les aurais empêché d’aller vers eux… ».la réponse était un mélange de consternation. « je vois » et de constat d’un manque d’autorité flagrant de ma part…j’ai juste pensé que si elle ne voulait pas qu’on aille dans son bureau,pourquoi laisser la porte ouverte? Ne m’avait-elle pas entendu sonner deux fois? Parce que moi je l’ai attendue 5 bonnes minutes avant qu’elle ne débarque sur ses grands chevaux. Je l’entendais blablater avec une consoeur au fond de l’appartement. Pourquoi n’est-elle pas venue à ma rencontre pour m’accueillir? Je diagnostiquais donc de mon côté une défaillance franche de son sens de l’accueil. 1 partout.

Quand elle s’est assise à son bureau, elle me dit alors que ça allait être dur pour Maxi Crapule de nous rejoindre et de se concentrer après le jeu. Ni une ni deux, je prends Maxi Crapule et l’assieds sur la chaise en face d’elle. « vous pouvez lui parler il vous écoute ». Et il l’a écoutée. Il a répondu comme il pouvait, avec ses mots d’enfant de pas encore troizans. Il a tracé des cercles sur sa feuille comme elle lui avait demandé. J’étais fière. Mais elle n’a pas donné d’explication. J’étais frustrée.

La parlotte 

Elle lui a demandé qui donc était la petite fille avec qui il était venu. Il a répondu « Lou ». (moi intérieurement :très bien mon fils) Elle n’a pas entendu. Elle lui a fait répété.  Il en avait marre. Il s’impatientait. Qu’est-ce qu’elle me veut celle-là. Le train en bois il est vachement plus intéressant.

Je l’ai laissé jouer. 

Elle me regarde et démarre un discours qui me plaît autant que son accueil. « si Maxi Crapule sort de son lit, c’est parce que vous l’y avez mis trop tôt, puis faire tout en même temps (déménagement /changement de chambre…) c’était trop pour lui…il faut savoir qu’un enfant peut aller dans un lit à barreau jusqu’à 4-5 ans. Vous pouvez le remettre dans son petit lit, et ne plus répondre à ses demandes ainsi. »

Choc frontal partie 1. C’est donc ça que je n’ai pas compris dans le chapitre « j’éduque mon enfant »… Je dois le laisser brailler afin de préserver mon sommeil. Aaaaaahhhh. Eurêka. Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt. Comment ai-je pu croire que le rôle d’un parent est de répondre aux besoins de ses enfants? Aberration.

Je pense qu’à ce moment là précis, Madame psychologue m’a perdue. J’ai fait un blocage et ne lui ai répondu que par des onomatopées ensuite. « Oh » « ah » « mmmhhhmmmm ».

Elle a donc enchaîné par des exemples, histoire de bien développer ses dires « s’il vous appelle à 5h du mat et que vous ne lui répondez pas il va se rendormir. Si vraiment vous voulez lui répondre, utilisez ce qu’on appelle des mots frein. » stop » « ça suffit » « dors » « tais-toi ». Il saura alors que vous n’êtes pas disponible pour lui »

Choc frontal partie 2. J’ai quand même réussi à ouvrir la bouche en demandant naïvement « c’est pas un peu violent? ». Ce à quoi elle m’a répondu que le enfants ont besoin de cadres. J’ai bien compris que ses cadres ressemblaient à de jolis barreaux dorés…

La minute charlatant:

Lorsque Maxi Crapule a commencé à exprimer son mécontentement d’être là et son impatience, Madame la psy a sorti un « stop » sec et vif, ce qui l’a tout de suite réprimé dans ses envies de chouinage. Alors que le papa la regardait d’un air admiratif en cherchant mon regard approbateur style « t’as vu ça marche!!! », moi je me demandais si ce n’était pas une caméra cachée…Sérieusement? Une inconnue, dans un endroit inconnu, qui te hurle un « stop » à te faire s’emballer ton cœur, tu t’arrêtes pas toi?…

L’analyse des situations réelles

Finalement, ce n’était même pas la pire partie, comparé à ce qui a suivi. J’ai créé une mise en situation qui lui a donné tout le loisir de me reprendre. Elle a dû s’extasier devant une telle preuve de manque d’éducation de ma part. Explications: je demande au bout de quelques instants aux Crapules de ranger les jouets. Pas que cette séance de torture me déplaise mais je préfère m’auto-flageller dans l’intimité. Je demande donc « on va commencer à ranger svp les Crapules ». Tu la vois l’erreur? J’ai osé dire s’il vous plaît à mes enfants. Honte sur moi. Je suis la pire mère du monde.

Ben oui voyez-vous,  on ne demande pas de cette manière une action à ses enfants, sinon cela laisse la porte ouverte aux petits manipulateurs de dire non. De ne pas obéir. D’exterioriser son démon interne en se transformant en furie qui casse tout. S’il-vous-plaît. On ne dit pas s’il vous plaît lorsque qu’on exige quelque chose de son enfant. J’ai vraiment tout à revoir en fait…

Elle m’a donné le coup de grâce lorsque je m’adressais à ma fille, et que je lui expliquais que le calvaire ne durerait pas plus que 5 minutes supplémentaires, mais que je comprenais son impatience parce que moi aussi j’étais fatiguée. « pas besoin de donner d’explication à votre enfant, c’est stop et c’est tout. Elle ne comprend pas elle n’a qu’un an et demi elle ne veut pas savoir que vous êtes fatiguée. » Choc frontal partie 3. On n’explique rien à un enfant. C’est comme ça picétou. Je dois vraiment être hermétique au monde de l’éducation.  C’est encore loin de mes envies et de mes principes éducatifs de penser comme ça. Mais je dois avoir tort. Après tout, c’est elle qui a fait 10 ans d’études et qui est spécialiste.

Bon, ya quand même un truc sur lequel j’ai suivi son conseil. Fini les trois lampes allumées dans la chambre de Maxi Crapule, l’effet « il est midi à 2h du mat' » c’était clairement pas une bonne idée. Dorénavant c’est une veilleuse et c’est tout. Sans oublier notre rituel, câlins, « comment on fait pour faire dodo on ferme les ? » (réponse) « zieuuuuux » « et on ferme la? » « bouuuuche ». Fais des rêves qui font rire et à demain. Important le « à demain ». Ça prouve que vous serez toujours là demain. Même s’ils savent pas ce que c’est. Dixit Mme Psy. D’ailleurs même quand on part en vacances. « Faut leur dire le jour même. Pas la peine de les mettre dans la confidence deux mois avant, ils verraient rien arriver et ne vous croiraient plus. Ou pire, croiraient que vous mentez ». Idem pour Noël. Les anniversaires.  Etc…

Bref. Mon ressenti après la séance? Ça ne colle pas. Ça n’adhère pas à ma vision de l’éducation. Mais je ne jette pas bébé avec l’eau du bain comme on dit. Je garde quelques idées qui germent dans mon esprit et que j’adapte à notre vie. Est-ce que ça a changé depuis notre rdv? Non. Il vient toujours dans notre chambre et a refait un caca parterre. Mais je pense qu’il était prématuré de voir quelqu’un. Beaucoup d’enfants passent par ces étapes, ça ne dure pas. Au pire je préviendrai les surveillants du bac si Maxi Crapule rechigne toujours à faire ses besoins au bon endroit.

Ça m’aura tout de même démontré une chose encore une fois. Il faut se faire confiance. Je sais à quels moments j’ai merdé, j’ai compris je referai plus. Mais l’éducation c’est aussi apprendre à devenir parents. En même temps que ses enfants grandissent. C’est une perpétuelle remise en question.

En plus je vais voir ma gourou Isabelle Filliozat à la fin du mois, je suis sûre que son discours sera plus bénéfique que cette séance chez la psy. Et en plus mon banquier sera content, c’est moins cher.

Et toi, tu es déjà allé voir un/e psy? T’en as pensé quoi?

psy

image chipée chez aufeminin.com