Un gros coup de Bars

pensee positive

Non, je ne vais pas parler de sommeil, ni même de fatigue mentale. Pour le coup, on va plutôt parler bien-être et cheminement vers le bien-être.

J’ai la chance de travailler pour une boîte qui est orientée bien-être et qui a mis en place un certain nombre d’animations comme des cours de crossfit animés par un coach, du yoga et même des massages. Tout ceci favorise le bien-être global, et accentue mon envie de me recentrer, de profiter des moments où je n’ai pas les Crapules pour penser à mon bien-être, le vrai, pas celui des magazines.

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Parce que pour être le plus bienveillante envers eux, il faut que je le sois aussi envers moi. Et ça vaut pour toutes les mamans du monde entier de la terre. Après ma séparation, ça m’a d’autant plus paru être une question de survie, puisque ça m’occupe l’esprit et m’empêche de ruminer à des plans machiavéliques envers l’ex. Je plaisante. Ou pas. Ou si. Bref. Bon y’a Netflix aussi qui m’aide. Mais ça c’est un autre type de bien-être.

A l’occasion de la fête du vieillissement d’une ancienne collègue (coucou la quanrantenaiiiiire), j’ai rencontré une de ses amies qui s’est lancée dans la méthode Access Bars ®. On a beaucoup bu discuté, et elle m’a proposé une séance d’essai, que j’ai accepté car je suis très ouverte d’ESPRIT.

KESSKECÉÉÉÉÉÉ?

Pour un article complet dessus, je suis tombée sur ce site qui est plutôt pas mal. Pour un résumé, cela consiste à activer 32 points au niveau de notre tête, afin d’éliminer nos jugements, a priori, tout ce qui nous empêche d’avancer dans la vie.

On part du principe que tout ce qui se passe dans notre vie est lié à nos choix, conscients ou inconscients, mais qu’ils sont liés également à notre vécu, à notre histoire, à notre capacité à se dire ou pas qu’on pourrait mieux vivre etc…

Comment ça se déroule?

Valérie est venue chez moi (ça peut être chez toi ou chez elle, au choix). On s’est assises sur le canapé et on a d’abord discuté. Elle m’a expliqué qu’à chaque fois qu’elle sentirait que quelque chose me bloque, ou entrave mon jugement objectif, elle énoncerait une phrase, en anglais, sensée « effacer » cette façon de voir les choses. Elle m’a aussi demandé ce que j’attendais de la séance, ou ce dont j’aimerais me « débarasser » (si quelque chose me tracassait en ce moment, ou autre).

La PNL (programmation neuro-linguistique) a également un rôle à jouer dans la séance, car elle permet via le langage d’ancrer en nous des pensées tournées vers l’action positive, d’orienter ses comportements vers la réussite.

Tout ceci peut paraître un peu vague, large, mais c’est un cheminement que chacun peut faire, et cela procure réellement une source de bien-être.

Après la discussion, nous sommes passées à la séance d’échange d’energie. Je me suis donc installée confortablement sur mon canap’, en mode tranquillou-bilou( si ça se dit encore), et Valérie a apposé ses mains sur ma tête. Tout en ayant les yeux fermés, j’ai d’abord ressenti une sensation de chaleur intense, et j’ai eu comme l’impression qu’un flux sortait de mes mains, comme Sangohan dans Dragon Ball Z lorsqu’il est en Kaméhaméha (ok faut vraiment que je renouvelle mes références…). J’ai ensuite eu la sensation d’être entourée de vide, presque comme si je tombais dans un trou noir. Cela a duré tout le début de la séance, je dirais 10-15 minutes. Ensuite ça allait mieux, j’ai eu quelques douleurs vives à certains endroits, vers les tempes par exemple. Tout ceci se passait de manière consciente, les petites Crapules venant me solliciter de temps en temps. Par rapport à eux, j’ai trouvé qu’ils m’avaient quand même laissée plutôt tranquille durant la séance, presque en retrait. Maxi Crapule est venu à mes pieds au début de la séance, comme pour veiller sur moi et s’assurer qu’il n’allait rien m’arriver. Et ma fille est venue me faire quelques câlins vers la fin de la séance, plutôt l’air de dire « bon tu te lèves maintenant tu t’occupes de nous? ». Chacun son style…

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Et après la séance?

J’étais schlasse comme on dit en Alsace. Crevée, vidée. Chaque personne peut réagir différemment. C’est pas parce que moi j’étais fatiguée ensuite que tu le seras nécessairement. Mais cela reste une mobilisation énergétique intense.

On y croit, on n’y croit pas, je pense qu’on ne peut pas nier que nos pensées agissent sur nos comportements, et donc nos choix de vie, et donc sur la vie que l’on mène. Et que tout le bordel qu’on promène dans notre tête, ben un moment donné ça fait du bien de le déblayer.

A J+1, j’ai l’impression d’avoir l’esprit moins encombré, d’arriver à rester focalisée sur une tâche et de ne penser qu’à cela, sans avoir le cerveau qui part en compote. En général je réfléchis à un truc, ça en créé 100 autres dans ma tête. Le foutoir je t’avais dit. Même que parfois je veux vérifier un truc sur google, mais je prends mon téléphone et je squatte Facebook ou autre, je repose le tel, et là je me dis « mais je voulais faire quoi déjà à la base?? ».

La vieilesse? Non (vilaine tssss), l’accumulation, la « charge mentale », les responsabilités, la vie de maman solo…toussa toussa.

Je reviendrai te dire dans quelques jours si d’autres effets se sont manifestés. La plupart du temps, cela agit sur le moyen-long terme. Alors wait and see!

Et toi, qu’est ce que t’en penses? Tu connais? Ca te tente? Ou pas du tout?

Si tu veux tester, n’hésites pas à contacter Valérie sur Facebook, voici les tarifs:

> facilitation perso (ce que j’ai fait)= 70€ (la séance m’a été offerte)

> processus corporels / lifting = 100€

Plus d’infos en direct avec Valérie!

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Ecoles alternatives, pourquoi j’y crois

Une feuille volante. La maîtresse a vu que je mettais une feuille volante dans mon sac. Alors elle a renversé mon sac, devant tout le monde, et m’a crié dessus pour que je range mes affaires illico presto.

Je pleurais, énormément, parce que cette école ne m’inspirait pas, parce que la maîtresse pensait qu’on pouvait réfléchir comme un adulte, parce que je n’avais pas de copines. Mais la maîtresse a dit à tout le monde de me laisser chialer, de toute façon c’était tous les jours le même cirque tant pis pour moi.

Ce que tu dis n’a aucune valeur. Ce que tu es est inférieur à un adulte. Ce que tu ressens compte peu, l’objectif c’est d’avaler les leçons et de rendre satisfaction aux profs, et à travers eux, à tes parents. Voilà ce que m’a apporté l’école. Du stress, des angoisses, de la sous-estime. Bien sûr, j’ai aussi appris à m’en sortir par moi-même et à perséverer. J’ai eu de très bons profs en français et en anglais. C’est une des raisons pour lesquelles je suis plutôt douée dans ces matières. Plus j’étudiais après le bac, plus je trouvais cela intéressant. Mais avant ça, pendant 18 années, je n’ai trouvé en l’école qu’une corvée à réaliser, qu’un devoir à accomplir pour évaluer ma personne, qu’un passe-temps qui ne me plaisait pas, un endroit où j’étais bien obligée de m’acclimater.

Qui n’a jamais eu mal au ventre avant de partir pour l’école? Qui n’a jamais dit à sa mère « je ne veux pas y aller? ». Qui ne s’est jamais demandé pourquoi il fallait y aller.

On peut dire que ce n’est pas à l’école d’éduquer, mais c’est se voiler la face pour moi. Bien sûr qu’on est éduqué par l’école, et pas qu’instruit. En tant qu’adulte en devenir, on se cherche parallèlement aux cours que l’on suit. On rencontre des instits, puis des profs, avec lesquels on noue une relation. Cette relation peut déterminer notre parcours scolaire. Parce que le rôle de l’enseignant n’est pas à minimiser. Je ne dis pas que tout lui incombe. Je dis qu’on remet une partie de notre jeunesse, de notre insouciance, de notre innocence dans leurs mains. Et que l’impact qu’ils peuvent avoir dans nos vies n’est pas à prendre à la légère.

En tant que maman, je me pose dorénavant la question de la cohérence du mode d’apprentissage de mes enfants par rapport à leur personnalité. Chaque individu est différent. Les expériences que j’ai décrites plus haut, auraient peut-être été vécues différemment par quelqu’un d’autre. Chacun fait avec ses ressentis, son interprétation de ce qu’il vit. Pourtant, on doit tous aller dans cette même école, apprendre les mêmes choses au même moment, être capable d’assimiler des pages et des pages de savoir, être à l’écoute d’adultes qui ne sont pas forcément à ton écoute. On n’apprend pas les émotions à l’école. On n’apprend pas à se recentrer sur soi. On n’a pas le temps de faire ça, il y a u n programme à suivre, à écouter, à comprendre, à recracher.

L’image la plus symbolique de ce que m’évoque l’école à l’heure actuelle est celle-ci:

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En plus de cette image peut flatteuse, je suis confrontée grâce à Maxi Crapule à une réalité que je tentais de fuir jusque là (merci de ton dévouement mon fils), mais que je peux de moins en moins nier: l’école met de côté ceux qui ralentissent le groupe. Maxi Crapule, né préma, a toujours eu un rythme « lent » pour ce qui est des apprentissages. Il lui faut sans doute plus de temps que d’autres à assimiler un savoir, et à comprendre le monde qui l’entoure. En contre exemple, sa soeur qui a un an de moins sait quasiment autant de choses que lui, voire les sait mieux que lui. Je m’arrête là pour la comparaison, car c’est peu révélateur, déjà parce que sa soeur est une fille, qu’en plus elle est n°2, etc etc…La comparaison n’a pas d’utilité, si ce n’est à percevoir un peu plus les limites de Maxi Crapule. Cela n’a évidemment pas échappé à sa maîtresse, qui n’a désormais de cesse de me rappeler qu’il ne sait pas compter correctement jusqu’à 6 (apprentissage qui doit être acquis à la fin de la moyenne section), qui souhaite donc que je le fasse travailler, car « il s’expose à de grosses difficultés en grande section ». Ce n’est pas que je n’ai pas envie de voir que mon fils a des difficultés. Ni qu’il met en grand danger sa scolarité oulala. Mais bon il a 4 ans. C’est fou comme il doit déjà être sous pression à cet âge, non? Et s’il n’en avait tout simplement rien à faire de savoir compter jusqu’à 6 parce qu’il n’en voit pas l’utilité?

Après toutes mes lectures sur le développement du cerveau de l’enfant, sur les aménagements possibles des classes pour rendre plus agréable l’acquisition des savoirs par l’enfant, sur les différents types d’éducation, j’ai fait un chemin, mon chemin, construit sur ce que je veux que l’école apporte à mes enfants.

Qu’est-ce que je veux que l’école apporte à mes enfants?

Je veux qu’ils se sentent libres d’apprendre ce qu’ils veulent au moment où ils le veulent. Je veux qu’ils trouvent en l’adulte responsable de leur journée un soutien, une aide dans leur acquisition du savoir. Je veux qu’ils puissent se sentir accomplis lorsqu’ils auront acquis de nouvelles compétences.

Tout ceci, je pensais l’avoir trouvé auprès des pédagogies Montessori, Steiner, Waldorf ou Freinet. Mais il manquait toujours cette responsabilisation pleine et maîtrisée de l’enfant en laquelle je crois énormément. Et c’est là que j’ai découvert la Sudbury School, ou « l’école démocratique ».

Au départ, j’étais sceptique. Une école où les enfants feraient ce qu’ils veulent de leur journée? Aucun intérêt. Puis j’ai vu la conférence TEDx du créateur de l’école démocratique de Paris . Et j’ai compris. Que ce n’était pas une secte d’hurluberlu. Qu’il ne ressemblait finalement pas tant que ça à Raël. Qu’en fait il n’avait pas tout à fait tort, voire même qu’il avait carrément raison.

Cette école est basée sur le fait que chaque membre est une voix, et que chaque voix compte. L’école est régie comme une petite société, les conseils juridiques permettent de réguler la vie de la communauté, et de veiller à ce que les règles, créées par les membres, et modifiables, soient respectées. Les membres décident de créer des clubs de ce qu’ils veulent, lecture, jardinage, musique…Toutes les idées sont prises et les moyens de parvenir à faire vivre ces clubs sont décidés en conseil de classe.

J’ai pu visiter une de ces écoles. Le postulat de la créatrice est simple: quelle est pour moi l’école idéale? En partant de là, tout est possible, et quasiment tout est faisable.

 

Alors oui ces écoles peuvent paraître chères, mais cela vient du fait que l’état ne conçoit qu’un seul principe d’éducation, le même pour tous. Ce qui est hors contrat d’état est privé, donc créé par des bénévoles, des personnes ayant pour vocation l’élévation des enfants. La vraie. Pas celle que l’on met dans les entonnoirs reliés aux cerveaux des élèves. Celle qui permet à l’enfant de s’élever, de se trouver, de se réaliser.

Comme je l’ai dit tout à l’heure, c’est mon chemin qui m’a conduit à voir en cette école une solution idéale à la façon d’apprendre de Maxi Crapule. Pour moi, cette école correspond au modèle idéal pour lui. Je ne sais pas si ma fille pourrait aller dans une telle école, elle qui correspond pour le moment parfaitement à l’école publique. Des parents présents à la porte ouverte de l’école Novagora de Strasbourg m’ont expliqué leur cas: ils ont 3 enfants, un garçon de 8 ans, et 2 filles de 12 et 14 ans. La recherche d’une école alternative a été décidée suite au parcours bancal du fils. Une fois l’école et l’inscription réalisée pour lui, les 2 filles du couple ont demandé « pourquoi nous ne pourrions pas avoir cette chance d’être dans cette école nous aussi? ». J’ai trouvé cela fantastique. Ca montrait bien que pour elles, cette école est une chance, et non une mise à l’écart. Les 2 filles avaient de bons résultats scolaires.

L’école que j’ai visité m’a laissé une bonne impression. Et pour que mon jugement ne soit pas trop subjectif, il se trouve que je suis arrivée en même temps qu’un couple souhaitant inscrire son fils de 13 ans (merci la vie). Enfin, plutôt en même temps qu’une maman qui souhaitait inscrire son fils, et qu’un papa qui était totalement contre cette idée. Au fur et à mesure de la visite, il devenait de plus en plus fermé au fonctionnement de l’établissement. C’est complètement normal d’être réfractaire à un fonctionnement si opposé au fonctionnement que l’on connait. Pour lui, son enfant n’allait rien faire de ses journées si aucune discipline n’était donnée, si aucune figure d’autorité ne remettait de l’ordre. Le modèle du prof qui sait et de l’élève qui ne sait rien a encore de beaux jours devant lui. Et si on se disait que l’élève a les clefs de sa propre réussite? Que lui seul sait ce qui peut lui convenir? Depuis l’ouverture de l’école, aucun élève n’a « rien fait » pendant des semaines et des semaines. Aucun élève n’a passé son temps à regarder la télévision ou à geeker devant l’ordi. Le papa a plus tard demandé à un membre de l’école (ils ne s’appellent pas élèves mais membres, pour bien comprendre qu’il n’y a pas de supériorité), ce qu’il souhaitait faire plus tard. Le jeune homme de 17 ans a alors répondu qu’il ne savait pas encore. Le papa a alors pris la perche pour démontrer que cela n’était pas possible qu’à 17 ans on ne savait pas encore quoi faire de sa vie. Je lui ai répondu que moi, du haut de mes 31, je ne savais toujours pas non plus.

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Une autre question que le papa a soulevé et qui n’est pas sans intérêt: et si l’enfant voulait ré-intégrer le système classique? Comment cela se passerait? Vu qu’il n’aurait aucun bulletin, que beaucoup d’écoles publiques dénigrent ce système et refusent des re-scolarisations dans le public? Une des membres de l’équipe a répondu à cela que si c’est réellement le souhait de l’enfant de ré-intégrer un système classique, alors de lui-même il se mettra au niveau demandé par la classe qu’il souhaite intégrer. Tout comme le brevet ou le bac. Si l’enfant souhaite passer ces diplômes en candidat libre, il peut le faire et y arrivera par lui-même. Je n’aurais pas su quoi répondre, et pourtant cette réponse me paraît évidente.

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Ma visite de l’école m’a confortée dans l’idée que ce serait une vraie opportunité pour Maxi Crapule d’en devenir un membre. Mais je n’exclus pas le fait qu’il puisse lui ne pas vouloir aller dans une école comme ça. Et je le comprendrais. Il est pour le moment sur liste d’attente, je le ferai visiter dès que j’en aurai l’occasion, pour connaître son ressenti et son impression.

Tout ceci est mon cheminement personnel, ma façon de voir les choses.

Et vous les Crapules, vous en pensez quoi de tout ça?