Gérer les émotions de sa Crapule en 10 leçons {by Isabelle Filliozat}

Comme tu le sais, j’ai eu l’honneur, non le privilège, enfin la joie de rencontrer Isabelle Filliozat il y a quelques semaines maintenant.

Ce qui est bien, c’est que j’ai pas l’air d’une psychopathe sur la photo. naaaaan. Je suis une fan absolue « delafilliozat » comme ils disent en Espagne Madrilène. hum.

La conférence portait sur l’appréhension  des émotions de l’enfant, comment les comprendre et satisfaire leur demande cachée.

Voici les éléments de réponse apportés par Isabelle Filliozat

1/ Pas d’interprétation hâtive

Ce n’est pas parce que ta Crapule se roule parterre en hurlant dans un magasin qu’il fait un caprice, ou même une colère. Ça, c’est de l’interprétation. Dans la plupart des cas, il s’agit plutôt d’une explosion de stress. Différence non négligeable, puisque nous ne réagissons souvent pas de la même manière qu’il s’agisse de colère ou de stress.

2/ On se met à la hauteur de l’enfant, à côté de lui

…et non face à lui, ce qui pourrait plus l’intimider que l’aider à se calmer. Pas cool.

3/ On résout les problèmes par des jeux

Parce qu’un petit enfant apprend énormément par le jeu, c’est plutôt bien vu de résoudre les soucis de cette manière. On prend deux peluches et on rejoue les scènes de la journée qui ont été mal vécues. On laisse ensuite l’enfant trouver la solution.

Exemple: monsieur lapin tape monsieur renard. comment peut réagir monsieur renard? comment se sent monsieur renard? faire parler la Crapule permet à l’enfant de développer son empathie et demie apprivoiser ses réactions.

4/ Faire participer la Crapule plutôt que lui donner des ordres

Avouez que lorsqu’on vous dit sèchement « mets ton manteau TOUT DE SUITE », ça ne vous donne pas vraiment envie de le faire? Alors plutôt que de donner des ordres, on va faire participer petite Crapule a ses tâches obligatoires. « où sont tes chaussons? tu veux mettre le pantalon ou le pull d’abord? »

5/ On les rend actifs

Et on les laisse se dépenser, grimper aux arbres, courir, sauter…

6/ On leur donne des solutions pour résoudre leurs problèmes

On peut leur donner des pistes afin qu’ils sachent comment réagir en fonction d’une situation où ils ne sentent pas à l’aise. Pleurer, demander de l’aide ou prendre son doudou peuvent être des solutions.

7/ Stop aux promesses!

Parce qu’une promesse non tenue peut être lourde de conséquences, on évite les « je te promets » et on remplace par « je ferai de mon mieux pour ».

8/ Quand l’enfant a une prise de conscience, on s’arrête

Et on en rajoute pas « je te l’avais dis ». On lui laisse le temps d’assimiler et d’apprendre, d’acquérir de l’expérience, de la bouteille comme on dit dans ma tranche d’âge (oh le coup de vieux)

9/ Pas d’anticipation des peurs

La peur de tomber peut empêcher l’enfant de réaliser des choses de lui-même et de le rendre autonome. Alors on y va, on met les mains dans le cambouis et c’est parti! On n’oublie pas l’Arnica en carton de 20.

10/ On se détend

Zen attitude! On prend soin de soi, on s’accorde du temps, on se fait plaisir. Et on ne fronce plus les sourcils, car cela transmet du stress. Et le stress on n’aime pas chez les Crapules.

Voilà j’espère que ça vous aura aidé autant que ça m’aide moi! Quand je sens monter la colère je zieute rapidement les pages de « j’ai tout essayé » ou je relis mes notes, histoire de trouver des solutions!

Et vous, quelles sont vos méthodes?

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Mon Préma a trois ans

On se dit que le temps va passer et nous faire oublier les mauvais moments. On pense pouvoir maîtriser de mieux en mieux ses émotions face à ses souvenirs qui hantent. Mais en fait, on n’oublie jamais rien on vit avec comme dirait Hélène Segara. 

Je savais que je n’oublierais pas. Les longues heures à attendre notre rencontre incertaine. Les micro-moments après ta naissance à vouloir te voir à tout prix en salle de réa. Apprendre à changer ta couche sous la couveuse. Appréhender chaque nouvelle visite par peur d’apprendre une nouvelle perte de poids qui t’eloignerais plus de moi. Ne pas savoir si tu avais bien bu tes 2ml de lait par sonde gastrique. 2ml. Attendre le feu vert des médecins qui nous donnerait enfin le pass de notre nouvelle vie avec toi.

J’dirais pas que ça s’amplifie. Des flashs apparaissent de temps en temps et me rappelent un couloir, une odeur, un passage de nos instants passés à l’hôpital. Tout ce stress qui m’envahissait dès que je te quittais. Cette peur de partir pour ne peut-être plus te revoir en forme. Ma folle envie d’être maman qui m’a été complètement volée par des machines. Devoir être forte devant toi pour te donner ma force. Alors que je voulais seulement crier et pleurer. Être avec toi. Mon bébé.

Et voilà que nous sommes déjà à la veille de ton 3e anniversaire. Qui accélère donc le temps? Comment c’est possible? 

3 ans que tu m’as fait l’immense cadeau d’être ta maman. Si j’avais su. Si j’avais su à quel point cela allait me changer. Si j’avais su comme ça allait être bien plus compliqué que prévu. Toi, moi, ton papa. Puis quelques temps après ta petite soeur. Une petite famille. Ta famille mon amour. Même si tout ne se passe pas comme je l’avais imaginé,  j’emmagasine tous les bons moments que je vis avec toi, et avec ta soeur pour que votre avenir soit le plus simple et beau possible. 

Mais en attendant, c’est toi le roi du jour. Tu es le roi aujourd’hui, mais mon petit prince tous les jours. Ton petit caractère. Tes mots de mi-bébé mi-enfant. Tes expériences. Mon impatience. Et surtout tes rires, ta joie de vivre, ton insouciance. J’aime tout chez toi. Tes petites mains qui me serrent avant de t’endormir,tes câlins inattendus sur le canapé, ta complicité avec mini Crapulette.

Tout. Tout. Tout. Même tes pipis parterre, tes dessins sur le mur et la salle de bain qui se transforme en piscine. Parce-que je sais que tu découvres tout pour la première fois et que ça te fait encore marrer. Je te regarde faire et on crée des souvenirs. Que je te rappellerai quand tu auras 18 ans. 

Joyeux anniversaire mon tout-petit. Je t’aime plus que tout, oui, même plus que le chocolat et les sushis. Le bonheur de ma vie c’est toi.