Avoir deux enfants…qui marchent

Je réalise peu à peu que mes bébés deviennent des grands. Des bébés toujours, mais chaque jour plus autonomes. Quand Mini Crapulette, à 13 mois, s’est lancée dans l’aventure de la marche, je ne m’en suis pas aperçue tout de suite. Mais ce moment à été celui où j’ai pu un peu plus souffler.

Pendant ma seconde grossesse, et jusqu’aux premiers pas de ma princesse, j’ai été emportée par ce devoir de double-maman sur tous les fronts. Malgré la surprise, cela a été une expérience formidable et je ne regrette pas un instant. Mais ce rôle est sans repos. C’est une journée à 100 à l’heure, de la prudence à chaque instant, des vérifications chaque minute (le sac à langer est-il prêt? La couche est changée? Il en manque un dans mon champ de vision, mon coeur va lâcher, etc…). On porte, on se baisse, on lave, on sèche, on court, on se pose, on se lève, on tient les mains, on fait des guilis, on souffle le bobo, on console le chagrin, on apaise, on caline, on rassure.

Et pourtant, on s’habitue vite à ce rythme acharné. On y prend même du plaisir. On se sent utile. On se sent aimée. Et on veut faire de notre mieux parce que la récompense, ce sont des enfants heureux, épanouis et biens dans leur peau. Quelle plus belle récompense?

Alors, quand le moment arrive où nos bébés nous lâchent la main pour se lancer seuls, au départ on a peur. On se dit que ça y est, ils n’auront plus besoin de nous. Ou moins en tout cas. Et on sursaute. Comment on en arrive là aussi vite? Hier je les découvrais en peau à peau, et aujourd’hui ils se détachent peu à peu.

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Ils sont sur la bonne voie. Je suis fière d’eux. Ils portent les valeurs auxquelles je tenais tant. Ils sont polis, attentifs, attentionnés, joueurs, rieurs. Parfois ronchons mais tellement à croquer. Je suis fière de moi aussi, même si j’ai du mal à l’admettre. C’est peut-être aussi grâce à moi et à toute cette patience que je développe à leur contact, cette créativité qu’ils m’inspirent, ce bonheur qu’ils me procurent. La fatigue est là et n’est pas prête de partir, mais que c’est bon d’être fatiguée pour mes bébés. Mes Crapules. Mes amours.

Ils se déplacent seuls, mais on continue de porter. On les « élève » en continu. Et ils parlent aussi. Ils disent des mots, des phrases pour le plus grand, des gestes et des morceaux de mots pour la plus petite, qui apprend si vite au contact de son frère. Puis il y a leur langage aussi. Celui qu’ils parlent ensemble. Et quand je demande à Maxi ce que Mini veut, ça lui semble si évident qu’il m’explique en s’agaçant.

Leur présence est si envahissante, tellement enrichissante que leur absence pèse lourd et donne une impression de vide. Même si le besoin de souffler se ressent, c’est toujours aussi dur de me séparer d’eux. Mais les voir s’épanouir auprès des autres est aussi une grande satisfaction. Et cela reste un besoin pour eux.

Leur papa et moi allons continuer à cultiver leur complicité, renforcer chaque jour leur lien et être là aussi dans les moments plus durs de disputes et de chamailleries.

L’évolution de mes bébés me conforte de jour en jour dans le choix que j’ai fait d’être bienveillante envers eux. Même s’il m’arrive toujours de m’emporter et de hausser le ton, je leur explique que maman n’est pas infaillible, que parfois je peux m’énerver pour des choses qu’ils ne peuvent pas encore comprendre. J’évite autant que faire se peut les veo (violences éducatives ordinaires), je ne les compare pas, en tout cas pas ouvertement devant eux, ne prend pas part à leurs disputes sauf si ça dégénère vraiment, les laisse explorer, jouer, tenter, échouer, reussir, pour qu’ils puissent mieux se connaître et appréhender leur environnement. J’évite aussi les conflits, les situations de crise et les frustrations. S’il y en a j’explique. Ça prend beaucoup de temps, mais ça vaut tellement le coup.

Ils me le rendent bien. Le meilleur moyen de bien vivre son rôle de maman, de référant, de guide, c’est de suivre la voie qui nous semble la plus appropriée. Quand on est convaincue, il suffit de s’écouter et de se faire confiance.
Parce que la meilleure mère que ton enfant puisse avoir, c’est toi. (ça vaut aussi pour le papa ^^).

Les premiers pas de bébé sont les prémices d’une nouvelle page dans la vie de la famille. Que l’aventure continue!

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4 réflexions sur “Avoir deux enfants…qui marchent

  1. Bonjour. Je me retrouve un peu dans ce texte, car les premiers pas de mes enfants ont été mémorables pour moi. À chaque instant, j’étais inquiète qu’ils trébuchent… Heureusement, avec le temps, je suis devenue plus sereine.

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