En dizant

Je sais que tu l’as vue. Ma faute d’orthographe. Elle est là pour que tu te demandes pourquoi. Afin que je te réponde « parce que c’est un jeu de mot ». Pourri, certes, mais explicite. Regarde:
Il s’est passé un évènement, il y a quelques semaines, dont je n’ai pas parlé. Pourtant cet évènement a changé ma vie. Il a fait ce que je suis devenue aujourd’hui. Sans lui, je n’aurais rien de tout ce que j’ai.

Avec le papa des deux crapules, nous avons fêté nos dix ans.

« Dizans ».

Et en le dizant, je me rends compte de ce que ça représente. Ce qu’on a vécu ensemble.

Il y a 10 ans…
Tu m’as pris la main, un matin, au lycée. C’était juste avant le cours d’Espagnol.
On s’envoyait des mots en cours, et mon fameux « t’es pas cap » s’est transformé en « ah bah t’es cap » 😉
On s’est embrassé dans le garage à vélo. Romantisme de folie, déjà à l’époque ^^
On a commencé notre histoire, en terminant le lycée.
On a dû choisir notre voie, on a décidé de s’installer ensemble.
Je savais déjà. Je savais que ce serait toi. Je savais qu’on continuerai.
Mais au fond je ne savais pas qu’on allait vivre tout ça.
J’imaginais notre avenir et ne l’imaginais pas plus beau qu’aujourd’hui.

Aujourd’hui…
On a à peu près la vie qu’on imaginait avant. La maison en moins. Les millions aussi. Gniii.
On ne s’imagine plus notre vie, on la vie.
Je sais que l’amour d’une maman est plus fort que les cris de deux enfants + un jouet Vtech en marche.
Je sais ce qu’est un préma, et un né à terme.
On a deux Crapules.
Non en fait on a deux belles Crapules pleines de vie, de sourires, et de ouinnn ouinnnn.
On a franchi pas mal d’obstacles. (notamment les paliers 3 / 5 et 7 ans) (en fait tous les ans 🙂 )
D’autres obstacles viendront encore se glisser entre nos pattes. Mais on leur pète le dents, aux obstacles.
On fait de notre mieux pour Maxi Crapule et Mini Crapulette.
On fait mal. On recommence. On fait mieux.
Ou pas.
Le matin je veux devenir ta femme. Le soir je demande le divorce.
Tu me prends la tête, alors je te casse les *bip*.
C’est équitable.
Et c’est pour ça que ça marche.

Dans 10 ans…
Nous aurons de nouvelles épreuves à surmonter.
Et nous les surmonterons. Sinon je te pète les lunettes.
Nos Crapules auront dix ans. Haaaaaaaaaaaa
Il faudra qu’on explique à Mini Crapulette que non elle ne peut pas avoir 10 bougies sur son gâteau en forme de Licorne parce qu’elle, elle n’aura que neuf ans, en fait.
Il faudra que je dise à Mini Crapulette que maman ne sait pas faire de gâteau licorne.
Nos Crapules ne seront peut-être plus deux?
Nan mais ça va pas!
Oh puis zut.
Dans 10 ans on sera pareil que maintenant, avec 10 ans de plus dans la tronche. On sera les « vieux ». De toute façon j’ai arrêté de compter mon âge depuis mes 25 ans. Depuis je ne vieillis plus. Tu en as de la chance, papa des deux crapules! Ne me remercie pas.

Bon, j’avoue, j’ai beaucoup de mal à me projeter.

Parce que le temps passe vite, et qu’il faut profiter de chaque instant.
Malgré nos disputes, nos désaccords, nos disparités…Je t’aime.

moi et papa crapule

Paf dans ta tronche! 10 ans de moins 🙂

Moment chamallow gneugneu. Hé oui je suis une fleur bleue. Prout. (Et je refais les mêmes blagues. Bravo tu es un fidèle lecteur) (re-prout du coup).

Mon super compagnon de cuisine: la bébé station de Badabulle

Quand on devient maman, plusieurs choix s’imposent à nous: allaitement vs biberon, couches lavables vs couches jetables, cododo vs chacun son lit, tétine ou pas tétine, dormir ou pas dormir (ah non! Celui-là ce n’est pas un choix!) petit pot vs fait maison.
Pour ce qui est des repas, cela met du temps à venir. La diversification ne commençant que vers 4 mois pour la plupart des bébés, tu as ce laps de temps pour voir venir cette question, et tu seras ravie car pour les autres dilemmes, en général, ça va toujours trop vite (même avec 9 mois de préparation soit dit en passant ^^)
Cependant, ayant bataillé plusieurs heures/jours/semaines sur les premiers choix, te voilà donc confrontée à l’alimentation de ton tout-petit. C’est souvent là que débarquent les super conseils de tous (même de ceux/celles à qui tu ne demandais pas conseil évidemment), et va falloir se dépatouiller entre sa bonne conscience, sa réelle motivation à faire la cuisine et le regard des autres.
Et va yen avoir du regard! Crois-moi!
Faut mettre les choses au clair rapidement: chacun ses choix! Tout est bon dans le cochon, les petits pots sont contrôlés, la qualité est primordiale et les fabriquants le savent, c’est limite aseptisé tout ça! Quant au fait maison, y’a pas à dire, au moins on est sûr de ce qu’il y a dedans. Ou pas. T’es sûr que ta carotte n’est pas bourrée de pesticides? Ou que ta courgette est sans OGM?
Bon.
Après tout ça, laisse moi te dire que j’ai fait, à mon avis, le meilleur choix: j’ai pas choisi. 🙂 Non, j’ai opté pour les deux.
D’ailleurs, attention anecdote, je tenais à faire moi-même la première purée de carotte à mes crapules. Hé bien, j’ai foiré de la même manière, pour les deux…ahhh on ne se refait pas! J’ai voulu les cuire à l’eau…Gourdasse! Moi qui n’ait aucune patience, les carottes n’étaient pas assez cuites, résultat, après être passées au « bras mixeur », ben les morceaux restent beaucoup trop gros pour un bébé…Faut du lisse, du facile à avaler, du « ça glisse tout seul »…
Pour réussir à obtenir cette texture, j’ai sorti mon accessoire magique, aux pouvoirs surnaturels, j’ai nommé la
Bébé Station de Badabulle.

image

Voici mon appareil à tout-faire. Là il est sur le point de cuire les jolies carottes découpées par moi myself!! Et cette fois-ci, elles ne seront pas loupées! Texture du tonnerre, Blédina peut aller se rhabiller.
Tu as donc à gauche, la partie pour mixer, à droite, la partie qui cuit les légumes. A noter que ce côté peut également servir de chauffe-biberon (il suffit de mettre la cloche (non pas moi) prévue à cet effet) et il est également possible de se procurer le cuiseur de féculent. D’ailleurs, j’ai tout ça, hé ouais la classe! La totale 🙂 Puis c’est toujours plus pratique d’avoir tout à portée de main.
En action, ça donne:
1/ Remplir le réservoir de la quantité nécessaire selon le légume à cuire (un tableau est donné, ainsi que quelques idées recette, le top du top quoi)

image

2/ Positionner le récupérateur de jus de cuisson (je t’ai dit, la classe ^^)

image

3/ Poser le panier à légumes

image

4/ Recouvrir le tout par la cloche hermétique

image

Puis appuyer sur le bouton qui fait démarrer le tout. Magie de folie, pas besoin de minuteur, l’appareil s’arrête tout seul. Compter un quart d’heure pour les légumes les plus longs à cuire.

Et en attendant, on peut continuer notre petite vie tranquillement, à gueuler sur le chat et à courir après maxi crapule pendant que mini hurle à la mort. Tranquille j’te dis.

Une fois la cuisson terminée, il faut transvaser le petit panier dans la partie mixeur. Une petite pincette est là pour protéger tes doigts de fée bien sûr.

image

image

Voilà pour ce qui est de la partie technique.
Tu peux acheter en option le cuiseur de riz, et les petits pots de conservation Badabulle.

image

Mon avis:

Points positifs:
– la facilité d’utilisation
– la rapidité de cuisson
– le design
– le prix

Points négatifs:
– le couteau qui sert de mixeur n’est pas assez aiguisé, il faut de ce fait « aider » l’appareil en mélangeant avec une cuillère pour que ça hache correctement
– cétout.
Oui je ne vois pas d’autres défauts!
La bébé station de Badabulle est complète, intuitive et serviable. Non, elle ne dit pas merci quand c’est prêt, mais elle te rend bien service et te fait gagner du temps.

Bref un bon achat à réaliser avant ou après la naissance de bébé crapule!

 

**CONCOURS**

Mon super partenaire Badabulle me permet aujourd’hui de te faire gagner une bébé station, pour que tu puisses devenir un vrai chef pour ta/tes Crapule/s!!

Pour jouer, il te suffit de répondre au questionnaire juste là:

Bada-chance!! 😉

Celle qui pleurait tout le temps

Dans la vie, on n’est pas toujours comme on aimerait être. Son physique, sa personnalité, son caractère. On ne choisit pas toujours mais on fait avec. On s’adapte. On passe par des phases d’acceptation ou pas (coucou crise d’ado, tu me remets?)

Y’en a qui ont un sale caractère, d’autres qui sont têtus (non ce n’est pas pareil rhoooo), certains sont optimistes quand d’autres broient du noir à longueur de journée.

Je vais te parler d’un de mes traits de caractère, que je maîtrise finalement de moins en moins au fil du temps. Normalement, c’est l’inverse me diras-tu. On vieillit, on se connait pas coeur, on s’apprivoise. J’ai tendance à penser que ce côté là de moi, c’est en fait en vieillissant qu’il s’accentue, et que du coup je perds le contrôle. C’est mon côté sentimental. Le côté qui flanche dès que quelque chose me tient à coeur. Et beaucoup de choses me tiennent à coeur. Le sort des habitants des pays pauvres, les maladies infantiles, les actes atroces que l’Homme peut commettre aux quatre coins du monde. Si Nabilla va revenir à la télé ou pas. (Ouais bon fallait un peu de légerté dans toussa)

Alors moi, quand je suis confrontée à ce genre de situation, celle où les sentiments sont mis à rude épreuve, ben mon esprit s’affole et bam les larmes coulent. J’suis comme ça moi j’suis fleur bleue. Prouuuut.

Ca s’est accentué quand je suis devenue maman. Avant, je m’effondrais lorsque mon patron me convoquait pour m’incendier sur un dossier. Avant, je partais en vrille lorsque mes compétences étaient remises en cause. Aujourd’hui, ce qui me fait partir au quart de tour de la larmichette, c’est le simple fait que la carte mains libres qui me sert de clé de voiture ne fonctionne pas. Parce que quand t’as deux bébés dans les bras, leur sac sur le dos, et la patience dans l’étalon les talons, le trop plein devient beaucoup trop plein. Le gentil gérant du Aldo Pizza en face de chez moi doit me prendre pour une folle. Mais merci à lui de me proposer son aide. Cependant j’irai toujours chez Pizza Hut désolée.

Je pleure de peur en fait. J’ai peur de tout ce qui pourrait leur arriver. J’suis une parano moi, (y’a qu’à me lire pour s’en rendre compte) j’ai peur pour des choses qui ne leur arriveront jamais. Je l’espère. Mais bon du coup, maxi crapule tombe du toboggan et je me mets à couler des yeux. Ben oui, moi j’ai tout de suite imaginé le pire…mauvaise chute, rattrapage sur la nuque, bam hôpital. Mais non rien en fait. Une chute des plus banales…A se demander si parfois il ne ferait pas un peu exprès. Comme les fois où il simule un étouffement en mangeant trois haricots et un bout de poisson. Ca doit le faire marrer de me voir dans tous mes états, et en train de le retourner par les pieds pour décoincer un bouchon imaginaire.

Mes larmes, j’avoue ne pas les contrôler. C’est que je regorge d’émotions aussi. La joie (d’avoir eu de si merveilleuses crapules), le bonheur (de pouvoir rester avec mes crapules quelques temps avant la reprise du boulot), la tristesse (du temps qui passe si vite)…Puis deux accouchements en deux ans, faut pas me chercher aussi! Des nuits courtes, la fatigue qui s’accumule, la peur de mal faire (toc toc toc! Par ici les mères parfaites, ya de la critique à blablater 🙂 ).

Alors si j’ai envie de chialer je chiale, picétou. C’est de l’instantané, de l’art en fait. Tu verrais comme on est confortablement installé, au fond du gouffre! Du tonnerre! Gniiiiii.

Et toi, y a des choses que tu ne maîtrises pas chez toi?

Le métier de maman

Je sais que dans la tête de certains (genre des papas) (genre le papa des deux crapules) (chuuuuut), être maman est inné, et donc nous savons tout faire, comme ça, hop, on sait faire. Donner à manger, changer les couches, donner le bain. De cette manière, l’excuse du « fais-le toi, tu sais (mieux) faire » a vu le jour.

Tu te rappelles, dans les années 50, les papas travaillaient pour ramener l’argent au foyer, et la maman consacrait sa vie aux enfants. Ouais. Ben même qu’aujourd’hui, dans les années 2000, ça n’a pas vraiment changé. En fait on se fait même AVOIR aujourd’hui. Parce que le papa, il ramène l’argent pour se le mettre dans son porte feuille, et la maman, elle arrête de travailler pour éduquer les enfants, et perd par la même occasion:

* son temps libre,

* sa crédibilité au boulot (« ça fait longtemps que t’es plus venue bosser, tu te rappelleras comment c’est? ») (réponse: oui, surtout la machiné à café),

*ses copines qu’elle n’a plus trop le temps de voir,

* la sympathie de la caissière qui n’en peut plus de la voir ramener ses crapules aux courses,

* la sympathie des clients du supermarché « elle peut pas faire ses courses à une autre heure que midi bordel c’est ma pause déjeuner gnagnagna mais elle nous fait biiiiip avec son gosse qui chiale comme un biiiiiip et hoooo une promo sur le chocolat de Pâques »

Elle est belle la vie d’une femme aujourd’hui 🙂 Contrairement à ce que tu pourrais penser à cet instant précis, je ne suis pas en train de me plaindre. Non. Je suis en train d’alimenter les bouquins d’Histoire des futures classes de Lycée, où, en 2095, on comprendra que l’évolution de la situation de la femme, malgré les actions des groupes féministes Femen et autres furies de la foufoune, n’a pas été aussi fulgurante que cela.

Ainsi, nous devons nous faire à l’idée que oui, les Hommes nous voient comme des « prêtes à être maman », comme les agents immobiliers voient dans leur immeuble à vendre du « prêt à décorer ». C’est notre fonction en fait. On sait le faire.

Et ce « rôle », on le fait bien, car il regroupe une centaine de métiers environ. Je ne vais pas tous les lister, parce que bon, passé minuit, je me transforme comme Cendrillon, en grosse citrouille (c’est ça non?), et que accessoirement il faut quand même que je m’étale sur le lit comme une étoile de mer échouée dorme. Mais voilà les casquettes que j’ai déjà pu porter:

* Infirmière: on parle des enfants là (je rappelle). Soigner les bobos, soufflez sur la blessure, détourner l’attention avant une grosse piqûre…Ohhh oui on sait faire!

* Aide à la personne: t’as déjà habillé quelqu’un dont les membres sont incapables de suivre tes instructions? Ben faut trouver des astuces: le « tuyau » avec la manche du body pour essayer de récupérer la main qui…ah non…punaise elle m’arrache les cheveux avec ses doigts pleins d’ongles…arghh mais comment on le ferme ce pyjama mais c’est quoi cette lanière…puis je viens de te mettre la chaussette pourquoi tu l’enlèves…pourquoi tu cries??? AH!!! J’ai mis les chaussures à l’envers…   Oui voilà quoi, tu vois la scène… Avantage: tu perds 200 grammes et t’es limite essoufflée à la fin de la séance « changeage de couche »

* Interprète: les premiers mots. On en parle? Faut un certain temps pour comprendre que le premier mot a été dit. Alors oui je sais, c’est comme pour ceux qui apprennent une langue étrangère, au début c’est de l’inexact. Mais celles qui me disent « alors moi ma fille elle a dit son premier mot le 14 juillet 1920 à 14h10 » euh heum heum heum pardon? Ma maxi crapule a balbutié son premier mot qui était MAMAN évidemment, vers ses 10 mois, mais ce qui est sûr, c’est qu’il avait déjà dû le dire plusieurs fois avant que je ne tilte…Je comprends mieux ses regards désespérés…Ah si! Il a dit Areuh à 5-6 jours 🙂 (ça voulait sûrement dire « sors moi vite de là maman » puisque nous étions à l’hôpital ^^)

* Auteur de contes: parce que les livres, à l’âge de mes crapules, ils n’en ont pas encore beaucoup. Puis ceux qu’ils ont, faut quand même y mettre le ton, sinon, il atterrit vite dans le grand bac de jeu qui trône au milieu du salon. A côté de la télé pleine de traces de doigt. Oui j’habite chez mes crapules (et non l’inverse)

* Pascal le grand frère: oui c’est un métier. Savoir dire non, c’est tout un art. Surtout quand le sujet n’est pas coopérant.

* Cantinière: produire la nourriture de mini et créer des plats qui donnent envie pour maxi. C’est pas gagné! Moi je suis Susan dans Desperate Housewives. Je préfère me faire livrer que de passer des heures aux fourneaux. Je crois que les fourneaux aussi préfèrent.

* Pressing: oui bon ok ce n’est pas un métier, mais c’est quoi le nom de celles qui bossent là-dedans?? Pressingeuses? On lave, on étend, on repasse…On se transforme en Bree Van de Kamp quelques heures par…mois!

* Militaire en mission: les mouches-bébés sont nos amis, la bronchiolite est notre ennemie. Elles vont passer un sale quart d’heure, ces crottes de nez! Formez les rangs! On presse le sérum phy, on pince la narine, on évacue le tout à gros coups de pieds dans le (censuré), et on maintient la cadence!

* Artiste: j’ai fait un remix des Marionnettes!!!MAMAMIA!!! Tu m’en diras des nouvelles! L’air, c’est Umbrella de Rihanna (qui peut aller se rhabiller au passage). Under my marionnette hé hé hé hé!!!

* Spa: non pas S.P.A. quand même ho! Tu as déjà donné le bain à un bébé? Si oui, tu sais déjà ce que je vais dire. Sinon, en gros, tu mets le chauffage à fond, tu remplis la baignoire, et tu attends l’heure de ta mise à mort. Il fait 40°, et là, une vague arrive pile dans ta tronche pour que ton mascara pleure sa mère.

Bon, je crois que j’ai fait le tour, et je crois aussi que la mini crapulette est réveillée…va falloir enfiler la casquette de cantinière et de changeuse de couche niveau confirmé.

Et toi, tu vois d’autres métiers inhérents à ton rôle de maman?

Un si petit écart: avoir deux bébés en deux ans

Je ne sais plus si je l’ai déjà dit, mais ma maxi crapule a été fortement désirée. Elle a mis deux ans à s’installer. 23 mois précisément. Je sais à quel point le temps peut paraître long dans ces moments là. Quand on est deux à espérer chaque mois que l’un des deux grossisse. Plus que l’autre en tout cas (coucou la couvade de monsieur papa! 😉 ).
On a failli y passer, à la procréation médicalement assistée. Mais le miracle s’est produit, un mois avant le début des festivités. Il était prévu que je rencontre un grand professeur, recommandé par ma grande gynéco. Y’a même eu une lettre qui commençait par « cher confrère ». Me fera toujours rire ce mot.

Mais tout ça a été balayé d’un revers de test positif. On passe de 23 mois d’angoisse à un instant de bonheur ennivrant. Clac. Enfin « psssss » plutôt. (Amis de la poésie…)
Bizarrement, je n’ai pas été stressée par cette grossesse. Même si elle n’a pas été de tout repos.
Je savais que tu resterais avec nous, que tu t’accrocherais.
Le 8 juillet 2013, on nous apprend que tu seras un garçon. Le rêve. Je voulais un ptit mec. Un fifils à sa môman. Un casse-couille-coup. Puis faut dire, on avait déjà le prénom. Depuis 5 ans. Un épisode de Pokémon à la tv, et tiens en passant « oh il est top ce prénom tu trouves pas? ». Ouhhhh je dévoile un sacré scoop! Oui c’est grâce à Pokémon que notre fils s’appelle Sasha. Mais c’est moi qui ai insisté pour le « s » du milieu. Fallait que notre fils soit unique. Un original au milieu de tout ces « c » habituels. Le prénom, nous l’avions donc depuis un moment.

Il a d’abord été ça d’ailleurs, un prénom. Beaucoup de couples cherchent un prénom après la bonne nouvelle. C’est peut-être ce qui a rendu notre attente aussi longue. Il nous manquait juste le petit corps qui porterait notre coup de coeur.
Tu es né trop tôt, et tu m’as montré une fois de plus que tu t’accrocherais. Là non plus, je n’ai jamais douté. Je savais que tu te sortirais haut la main de cette épreuve. Et tu y es arrivé. Mon petit combattant. Mon petit guerrier. Une vraie crapule. Le temps passe tellement vite, mais bien, avec toi. 18 mois. Le temps de deux grossesses. A terme.
Tu es un vrai bonheur. Nous avons eu de la chance. Avant que tu arrives, j’en ai entendu des choses. Des « tu verras tu regretteras ta vie d’avant », des « profites-en tant que tu peux, après tu pourras plus » et même des « c’est de la folie de faire des enfants de nos jours ». Si si, ça s’est entendu. Mais jamais je ne regretterais. Tu as su tout faire tout de suite: respirer sans masque à oxygène dès ton premier jour de vie, respirer sans les « lunettes » à oxygène au bout de 4 jours de vie, tétouiller, alterner sein et biberon, prendre du poids, donner de la force (à moi notamment), dire « areuh », faire tes nuits à 4 mois, manger à 5 mois, ramper, faire du quatre pattes, marcher à 17 mois…Chanter, déchanter (quand je te dis non), applaudir, dire « encore » en langue des signes, puis finir par dire des mots. « Maman », « dada », « mam », « té » (monter), « bal' » (balle)…mais ce que tu fais de mieux, c’est sourire. Sourire, et rire aux éclats. Comme j’aime le son de ton rire. Ca fait prendre conscience de la chance qu’on a de t’avoir. Ton petit rire pur, innocent.

Voilà aussi pourquoi, quand j’ai su que j’attendais ta soeur, j’ai eu peur. Peur que tu perdes ta spontanéité. Peur que tu m’en veuilles de laisser entrer un autre bébé dans nos vies, alors que la tienne avait commencé si durement. Je ne voulais pas avoir ce sentiment. Mais j’avais l’impression de te trahir. C’est peut-être bête, mais c’était mon ressenti. Peur aussi de passer à côté de toi, tes moments, tes progrès, tes découvertes.
Aujourd’hui je sais. Je sais que je m’étais trompée. Pourtant tu m’avais montré que tu étais le grand frère idéal. Celui qui la bercerait quand elle pleurerait. Celui qui lui ferait des bisous et qui adorerait la caresser.
Finalement, nous avons espéré un bébé, nous en avons eu deux. En deux ans. Nous sommes passés de « pourrons-nous un jour avoir un enfant » à parents de deux bébés. En deux ans. Oui nous le voulions, pas aussi vite, mais deux bébés au moins, oui!

Ma grossesse pour Mini Crapulette s’est très bien passée. J’en ai aimé chaque instant. Puis savoir que tu étais une fille, le 4 juin 2014, a emplifié mon bonheur. Je deviendrai donc maman d’un garçon et d’une fille. Parfait. Tout ce que j’ai toujours voulu
J’ai profité de chaque instant, seule avec toi, mon enfant unique, pendant 14 mois. Je me suis consacrée entièrement à toi. Et j’essaye toujours de le faire aujourd’hui, même si ta soeur n’est jamais loin.
Enceinte, je me demandais si je pourrais l’aimer autant que toi? Maintenant je sais que c’est possible. Sauf quand tu me fais ta crise, là je préfère ta soeur. 🙂
Z’êtes mes bébés d’amour, mes ptites crapules. Oh oui de vraies crapules, on n’en douterait pas une seconde!

Mais faut voir le bon côté: vous aurez forcément une complicité que des enfants avec un écart d’âge plus important n’auront pas. Je ne dis pas que vous allez vous entendre bien, tout le temps. Mais on fera en sorte que vous ne puissiez jamais vous passer l’un de l’autre. Un peu comme des jumeaux.

Finalement, cet écart d’âge qui me faisait tellement peur au début, me rassure aujourd’hui. Les aspects positifs ressortent de plus en plus, pour écraser les appréhensions de départ. Paf les appréhensions. Je n’ai plus peur de devoir gérer deux bébés. L’essentiel finalement, c’est que les deux soient en vie, et en bonne santé. Le reste ça peut attendre. Les pleurs se font moins stressants. Quant aux situations de crises, et bien chaque chose en son temps. Oui on devient philosophe en même temps que maman.

Et toi, tu es plutôt grand écart? Ou à la chaîne? 😉