Toute seconde fois tou-toute seconde fois

Ben quoi? Fallait bien que je trouve l’équivalence. Si tu me lis régulièrement, tu sais de quoi je parle. Sinon, ben je vais te dire de quoi je parle. De douleurs, de sang, de liquide, de cris, de « poussez, madame, poussez »…
D’accouchement bingo!!

Et pas du premier accouchement, non, celui-là ça y est on en a déjà parlé. Du deuxième. Celui où tu sais à quoi t’attendre. Pour moi ce fut bien pire. Je savais déjà que les contractions sont douloureuses. Je savais déjà que les quelques jours qui suivent sont douloureux aussi. On m’avait dit « chaque accouchement est différent », « celui-là sera comme vous le voudrez », « tout se passera bien ». Je l’avais pas vu venir…

C’est donc en toute confiance que ce samedi matin du 6 décembre 2014, je commence à ressentir d’étranges douleurs familières au niveau du bidou. Tiens tiens. Après avoir eu une sorte de gastro toute la nuit, je me suis autorisée à me reposer, en appelant les beaux-parents à la rescousse pour garder number one. « Comme ça je pourrais un peu dormir et récupérer de cette nuit chaotique » qu’elle a dit à ses beaux-parents. « gniarkgniarkgniark » a dû penser la petite crapule a l’intérieur du bidou.

C’est ainsi que vers 10h, j’avais même limite du mal à rester debout, du moins à parler sans me figer aux beaux-parents fraîchement venus embarquer le number one. Une fois partis, les contractions se sont faites plus longues, plus intenses. Du rapide. A midi, j’appelle la clinique:

– bonjour, je suis à terme dans 2 semaines, j’ai des contractions toutes les 5 minutes je fais quoi?

Tu la vois venir toi, la nana qui se fout de ma tronche à l’autre bout du fil? Nan parce que moi j’ai rien capté. J’attendais sagement de perdre les eaux, comme pour le premier quoi. Perte des eaux = aller hop on y va. Pas perte des eaux = aller hop continue de souffrir tranquilou Bilou à la maison, seule comme une pommée. Puis les nombreux visionnages de BABY BOOM m’ont fait comprendre que valait mieux attendre le plus possible chez soi que de faire le travail à la clinique dans une salle aseptisée et pas sympa du tout.

– ben qu’est-ce que vous faites encore chez vous? Faut venir tout de suite!

Ah. Ok. Bon ben je viens. Évidemment, le papa n’est pas là. En train de bosser. Donc j’appelle meilleure amie numéro un et lui demande de m’emmener. Ouf, 13h, on y est, la sage femme m’accueille et je lui balance un bref « bonjour » après avoir eu une p%*a^n de contraction qui fige, et je lui dis « dites moi que je suis à 20 doigts ». Ploc ploc, « ben vous êtes à 1 doigt ». Ok. Garde ton calme tu pèteras tout dans la salle d’accouchement. Je me dis, bon ben je suis là jusqu’à ce soir.

J’ai mis 4h à accoucher pour number one, mais c’était un déclenchement. Pas de réel comparaison possible du coup, ni de pari à faire sur « ça va prendre + ou – de temps »…Là, je suis seule, avec dame nature, pour décider du temps que ça va mettre. Et je pense vraiment que ça va prendre du temps.

– allô, chéri, ouais j’ai des contractions rapprochées, mais je pense pas que ce soit pour tout de suite, je te rappelle.

Et elle n’aura jamais le temps de rappeler. GNIII.

Plouf perte des eaux (ah enfin), regard désespéré à la sage-femme « euh je perds les eaux merde merde merde! » / la sage femme « pourquoi merde? C’est bien! » S’en suit l’habillage hyper branché de l’entrée en salle d’accouchement, hop petit slip qui ne sert à rien, blouse vu-sur-ton-cul, j’te jure, digne des défilés de la Fashion Week Saison VA-ACCOUCHER. C’est du prêt à accoucher quoi. Puis quand t’as une bonne contraction qui vient, et que tu te penches, ben le personnel hospitalier a des images magnifiques gravées à vie, et des anecdotes pour les nouvelles à raconter…

Mais bon, vu le peu de dignité qu’on peut avoir dans ces moments-là, on va dire qu’on n’était pas à ça près ^^. Arrivée dans la salle d’acc’ (pour les intimes), j’ai très très trèèèèès envie de pousser!!! Ni une ni deux, la sage femme contrôle, « ah bah vous êtes à 6 doigts, on n’aura plus le temps de poser la péridurale ».

De une, il est 14h quand elle m’annonce ça, cela fait donc une seule petite heure que je suis arrivée, et je passe de 1 doigt à 6 doigts durant ce laps de temps. De deux, si pas de péridurale, pas d’accouchement je-le-jure-que-je-sers-les-cuisses-jusqu’à-la-mort ps: au-secours-aidez-moi. Ma hantise. Comment ça pas le temps? Dépêchez-vous je retiens le truc là mais POSEZ MOI CETTE PÉRIDURALE BORDEL DE CUL!!!!. Même pas. La sage-femme m’annonce ça, je lui dis « ok, mais je vous préviens ça va envoyer du pâté je vais pousser jusqu’au bout de ma vie!!! »

Et je pousse pousse pousse, (ce refrain qui te plaît) et je pousse pousse pousse (c’est ta façon d’aimer).

De toute façon y’a que ça qui me calme et fait passer les contractions de manière, on va dire, douce. Puis c’est le moment. Je veux dire LE moment. La petite a fait son chemin, faut l’aider à sortir vraiment maintenant. Ok go go go!!! Au bout d’un quart d’heure, je demande à ce qu’on me greffe de nouveaux poumons, le gynéco me dit « on va plutôt amener les forceps si ça continue ». -_-. Connard. Pas besoin de ça moi suis une warrior. D’ailleurs quand les hommes pourront accoucher, on reparlera espèce de gynéco-pression. Hé hop quelques minutes plus tard, la sage-femme me dit « elle est là, vous pouvez l’attraper » .

J’attrape ma fille et je la pose sur moi. Je lui dis « coucou mon amour, bravo tu as fait du bon boulot ». C’est vrai. Elle s’est débrouillée comme une chef. Moi j’étais juste là pour l’aider, j’étais son enveloppe. C’est tellement bien un bébé. Ça sait tout, tout de suite.

Elle est belle ma fille. Même pas de saletés, tout juste un peu de sang mais rien d’effrayant. Elle me regarde avec un air enervé, style « punaise j’étais bien là, en train d’écouter les bruits bizarres de ton ventre, et on me dérange pour passer dans un truc super étroit, et j’ai faim, et froid et ouiiiiiiinnnn ». J’adore. Mon bébé, ma fille, ma vie.

Une deuxième raison pour laquelle mon cœur bat. Une deuxième raison qui me fait comprendre que rien n’est plus beau que ce moment.

Hé ouais, j’ai accouché toute seule, le papa n’a pas eu le temps de venir. Pas grave, c’est un moment que j’ai vécu en tête-à-tête, avec ma fille (bon ok et les 2 sages femmes et le gynéco, mais c’est de la déco ça!). Non je ne minimise pas leur présence et leur travail, je parle simplement du moment où il n’y a plus que mon bébé et moi, ma crapulette, oui oui, elle a déjà une tête de crapule ça se voit. La sage femme qui m’a aidée, a été plus-que-top, elle a été mon moteur et ma gardienne tout le long de l’accouchement. Sans elles, on ferait pas grand-chose.

Et voilà comment ma mini crapule est née, en 2h45. Le 6/12/2014, à 15h45. 3kgs060 et 48 cm. Mon bébé Lou.

Lou et moi maternité

Je t’aime ma petite crapule d’amour :*

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3 réflexions sur “Toute seconde fois tou-toute seconde fois

  1. Pingback: Résumé de l’année 2015 | la maman des deux crapules

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