Projet 52, semaine 13: Sur ma route…

Poue ce thème, j’ai choisi de piocher dans les jouets de mon fils 🙂
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« Sur ma route, oui il y a eu du move oui, de l’aventure dans l’movie… »
Sur la route des Tut Tut Bolides, y’a aussi des aventures sympas qui s’y trament.
Bon, ce circuit, Maxi Crapule l’a reçu de son papa et moi pour Noël. J’étais sûre que ça lui plairait. Au final, c’est nous qui y jouons plus que lui. Mais ça vient! Maxi s’interesse de plus en plus à ses jouets. On pense lui offrir un vélo évolutif pour Pâques. Mais je suis pas trop POUR les cadeaux à Pâques. Normalement, c’est du chocolat. Mais si le papa des deux crapules veut lui offrir quelque chose, je vais pas m’y opposer 🙂

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Projet 52, semaine 12: Fenêtre sur…

Comme toujours depuis plusieurs semaines, je suis en retaaaaard!!! Pour la semaine dernière, il fallait faire une photo sur le thème
Fenêtre sur
Voici ma photo:
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Il s’agit de la vue de mon balcon, et oh comme par hasard, j’aperçois un papa de crapules et une maxi crapule! Quel coïncidence!!! Incrédibeule…
On occupe l’espace commun de notre petit immeuble de 7 co-propriétaires.
Mais on a hâte de ne plus avoir à monter DEUX étages (sans ascenseur évidemment) et d’avoir notre propre maison.
Peut-être en 2016? Et peut-être pas dans un village trop trop pommé?
On verra!

Projet initié par Milie C’est Quoi Ce Bruit http://cestquoicebruit.com/projet-52-2015/

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Mon meilleur ennemi: le régime

Alors là je vais te parler d’un mot, qui me met dans tous mes états. Si tu prononces ce mot à côté de moi, je suis capable d’avoir soudainement le syndrôme Gilles de la Tourette. Alors si tu veux pas d’insulte m’en parle pas ok? Parce que là je suis déjà enervée alors viens pas en rajouter une couche.
Prout puducu. Et voilà j’suis trop vénère.

Le mot, c’est Ré-gi-me. Pfff…déjà, un mot avec un « r » puis un « g » dedans puis un accent wouhhhhaaa le mal de crâne quoi!! Alors oui, « Régine », c’est pas loin. Mais tant que tu me mets pas une chanson d’elle, ça va.

Franchement. Régime. T’as pas déjà envie de bouffer en lisant ce mot?
Moi, quand je me dis oulala rien ne va plus va falloir arrêter les conneries là wouhooo wouhooooo wouhooooooo, et que je me dis « c’est décidé, demain c’est régime ». Ben au bout de 10 minutes j’ai l’impression d’être en hypoglycémie. « Je tremble là, donnez moi du sucre ou je vais creuverrrrrrr ».

Voilà pourquoi c’est la merde. Je suis pleine de bonne volonté. Pendant 10 minutes. Et comme j’ai tenu 10 minutes, je me félicite, je mange du chocolat 🙂
Tu me diras, c’est comme si un alcoolique s’auto-congratulait en buvant un coup pour son premier jeton. Chacun son truc en même temps. Puis pourquoi pas?
Avec les 15.000 émissions culinaires qu’il y a actuellement (« le meilleur pâtissier », « masterchef », « un dîner presque parfait »), sans compter les pubs qui nous rappelent tous les délices (certains diraient toutes les « merdes ») dont ce monde regorge, la motivation est vite retombée…

Quand on est en période de régime, c’est comme quand on est enceinte et qu’on a l’impression de voir des femmes enceintes partout. Ben là on voit de la bouffe partout. On en rêve même. Un gros gâteau au chocolat qui frappe à la porte et crie « laisse moi rentrer ». Rhaaaa bouge de là tentation calorique! Puis ben c’est bien connu hein, les meilleures choses sont les plus grasses. C’est pas zuste!
Genre que celui ou celle qui s’extasie devant une pomme me jette la première…madeleine. Pur beurre. Dans la tronche.

Faut trouver le régime qui nous convient. Moi j’aime bien parler plutôt de rééquilibrage alimentaire. Ya tout dans ces deux mots. Ca veut dire « tu bouffes mal gros sac alors on va corriger tout ça et tu rêveras de manger un trognon de poire ensuite ». Moyennement convainquant je sais. Mais c’est mieux que régime-restriction-touche-pas-t’-as-pas-le-droit. Après faut le déclic aussi. Un déclic assez fort parce que des déclics dans la vie, on en a plein. Là faut trouver le bon. Celui qui te motivera assez longtemps pour perdre au moins 500 grammes.
Parfois quand t’as de la motivation, ya des tentations qui s’amènent vers toi:

Avec un nom comme ça, monsieur fromage, faut pas s’étonner si je te bouffe quelques morceaux!
Nanméoh…

Finalement, après mûre reflexion, je vais me laisser tenter par un régime en douceur. Enlever tous les jours un plaisir en trop. Au moins se dire à la fin de la journée qu’on est satisfait, qu’on se sent plus léger que les autres soirs.

Advienne que pourra. Si on ne se revoit plus, sache que je t’ai aimé. Beaucoup. Très beaucoup. Ce combat risque de durer un certain temps, et je te promets pas d’être enthousiaste tous les jours. Va falloir donner du sien.

Mais je resterai connectée pour te faire partager ma mauvaise humeur. De rien 🙂

Toute seconde fois tou-toute seconde fois

Ben quoi? Fallait bien que je trouve l’équivalence. Si tu me lis régulièrement, tu sais de quoi je parle. Sinon, ben je vais te dire de quoi je parle. De douleurs, de sang, de liquide, de cris, de « poussez, madame, poussez »…
D’accouchement bingo!!

Et pas du premier accouchement, non, celui-là ça y est on en a déjà parlé. Du deuxième. Celui où tu sais à quoi t’attendre. Pour moi ce fut bien pire. Je savais déjà que les contractions sont douloureuses. Je savais déjà que les quelques jours qui suivent sont douloureux aussi. On m’avait dit « chaque accouchement est différent », « celui-là sera comme vous le voudrez », « tout se passera bien ». Je l’avais pas vu venir…

C’est donc en toute confiance que ce samedi matin du 6 décembre 2014, je commence à ressentir d’étranges douleurs familières au niveau du bidou. Tiens tiens. Après avoir eu une sorte de gastro toute la nuit, je me suis autorisée à me reposer, en appelant les beaux-parents à la rescousse pour garder number one. « Comme ça je pourrais un peu dormir et récupérer de cette nuit chaotique » qu’elle a dit à ses beaux-parents. « gniarkgniarkgniark » a dû penser la petite crapule a l’intérieur du bidou.

C’est ainsi que vers 10h, j’avais même limite du mal à rester debout, du moins à parler sans me figer aux beaux-parents fraîchement venus embarquer le number one. Une fois partis, les contractions se sont faites plus longues, plus intenses. Du rapide. A midi, j’appelle la clinique:

– bonjour, je suis à terme dans 2 semaines, j’ai des contractions toutes les 5 minutes je fais quoi?

Tu la vois venir toi, la nana qui se fout de ma tronche à l’autre bout du fil? Nan parce que moi j’ai rien capté. J’attendais sagement de perdre les eaux, comme pour le premier quoi. Perte des eaux = aller hop on y va. Pas perte des eaux = aller hop continue de souffrir tranquilou Bilou à la maison, seule comme une pommée. Puis les nombreux visionnages de BABY BOOM m’ont fait comprendre que valait mieux attendre le plus possible chez soi que de faire le travail à la clinique dans une salle aseptisée et pas sympa du tout.

– ben qu’est-ce que vous faites encore chez vous? Faut venir tout de suite!

Ah. Ok. Bon ben je viens. Évidemment, le papa n’est pas là. En train de bosser. Donc j’appelle meilleure amie numéro un et lui demande de m’emmener. Ouf, 13h, on y est, la sage femme m’accueille et je lui balance un bref « bonjour » après avoir eu une p%*a^n de contraction qui fige, et je lui dis « dites moi que je suis à 20 doigts ». Ploc ploc, « ben vous êtes à 1 doigt ». Ok. Garde ton calme tu pèteras tout dans la salle d’accouchement. Je me dis, bon ben je suis là jusqu’à ce soir.

J’ai mis 4h à accoucher pour number one, mais c’était un déclenchement. Pas de réel comparaison possible du coup, ni de pari à faire sur « ça va prendre + ou – de temps »…Là, je suis seule, avec dame nature, pour décider du temps que ça va mettre. Et je pense vraiment que ça va prendre du temps.

– allô, chéri, ouais j’ai des contractions rapprochées, mais je pense pas que ce soit pour tout de suite, je te rappelle.

Et elle n’aura jamais le temps de rappeler. GNIII.

Plouf perte des eaux (ah enfin), regard désespéré à la sage-femme « euh je perds les eaux merde merde merde! » / la sage femme « pourquoi merde? C’est bien! » S’en suit l’habillage hyper branché de l’entrée en salle d’accouchement, hop petit slip qui ne sert à rien, blouse vu-sur-ton-cul, j’te jure, digne des défilés de la Fashion Week Saison VA-ACCOUCHER. C’est du prêt à accoucher quoi. Puis quand t’as une bonne contraction qui vient, et que tu te penches, ben le personnel hospitalier a des images magnifiques gravées à vie, et des anecdotes pour les nouvelles à raconter…

Mais bon, vu le peu de dignité qu’on peut avoir dans ces moments-là, on va dire qu’on n’était pas à ça près ^^. Arrivée dans la salle d’acc’ (pour les intimes), j’ai très très trèèèèès envie de pousser!!! Ni une ni deux, la sage femme contrôle, « ah bah vous êtes à 6 doigts, on n’aura plus le temps de poser la péridurale ».

De une, il est 14h quand elle m’annonce ça, cela fait donc une seule petite heure que je suis arrivée, et je passe de 1 doigt à 6 doigts durant ce laps de temps. De deux, si pas de péridurale, pas d’accouchement je-le-jure-que-je-sers-les-cuisses-jusqu’à-la-mort ps: au-secours-aidez-moi. Ma hantise. Comment ça pas le temps? Dépêchez-vous je retiens le truc là mais POSEZ MOI CETTE PÉRIDURALE BORDEL DE CUL!!!!. Même pas. La sage-femme m’annonce ça, je lui dis « ok, mais je vous préviens ça va envoyer du pâté je vais pousser jusqu’au bout de ma vie!!! »

Et je pousse pousse pousse, (ce refrain qui te plaît) et je pousse pousse pousse (c’est ta façon d’aimer).

De toute façon y’a que ça qui me calme et fait passer les contractions de manière, on va dire, douce. Puis c’est le moment. Je veux dire LE moment. La petite a fait son chemin, faut l’aider à sortir vraiment maintenant. Ok go go go!!! Au bout d’un quart d’heure, je demande à ce qu’on me greffe de nouveaux poumons, le gynéco me dit « on va plutôt amener les forceps si ça continue ». -_-. Connard. Pas besoin de ça moi suis une warrior. D’ailleurs quand les hommes pourront accoucher, on reparlera espèce de gynéco-pression. Hé hop quelques minutes plus tard, la sage-femme me dit « elle est là, vous pouvez l’attraper » .

J’attrape ma fille et je la pose sur moi. Je lui dis « coucou mon amour, bravo tu as fait du bon boulot ». C’est vrai. Elle s’est débrouillée comme une chef. Moi j’étais juste là pour l’aider, j’étais son enveloppe. C’est tellement bien un bébé. Ça sait tout, tout de suite.

Elle est belle ma fille. Même pas de saletés, tout juste un peu de sang mais rien d’effrayant. Elle me regarde avec un air enervé, style « punaise j’étais bien là, en train d’écouter les bruits bizarres de ton ventre, et on me dérange pour passer dans un truc super étroit, et j’ai faim, et froid et ouiiiiiiinnnn ». J’adore. Mon bébé, ma fille, ma vie.

Une deuxième raison pour laquelle mon cœur bat. Une deuxième raison qui me fait comprendre que rien n’est plus beau que ce moment.

Hé ouais, j’ai accouché toute seule, le papa n’a pas eu le temps de venir. Pas grave, c’est un moment que j’ai vécu en tête-à-tête, avec ma fille (bon ok et les 2 sages femmes et le gynéco, mais c’est de la déco ça!). Non je ne minimise pas leur présence et leur travail, je parle simplement du moment où il n’y a plus que mon bébé et moi, ma crapulette, oui oui, elle a déjà une tête de crapule ça se voit. La sage femme qui m’a aidée, a été plus-que-top, elle a été mon moteur et ma gardienne tout le long de l’accouchement. Sans elles, on ferait pas grand-chose.

Et voilà comment ma mini crapule est née, en 2h45. Le 6/12/2014, à 15h45. 3kgs060 et 48 cm. Mon bébé Lou.

Lou et moi maternité

Je t’aime ma petite crapule d’amour :*

Je connais des incrustes

Alors moi je connais des incrustes, qui entrent chez toi et n’en sortent que très très rarement.

Des noms! Des noms!

Alors laisse moi te présenter Mme Fatigue, qui se glisse sournoisement dans tes draps et qui va même flirter avec ton mec! Incroyable mais vrai…Une vraie plaie. Et une fois installée, pour la déloger, c’est mission impossible. Elle est là, elle y reste. Salope.

Mais faut savoir qu’en plus c’est une fouteuse de merde. Elle adoooore provoquer d’énormes disputes. Notamment avec Mlle Patience et Mr Amour. Ces deux-là s’entendent bien en général.

Mlle Patience, elle est jeune, belle, zen. Elle avait pourtant mis du temps à arriver. Et à son arrivée, tout le monde la félicitait. Elle est toujours là au bon moment. Sa sérénité et sa droiture font des envieux. C’est sûrement pour ça que Mme Fatigue la jalouse.

Mr Amour, lui, était là depuis le départ. Mais il a évolué. Il n’est plus comme au début. Il était pimpant, chétif, farouche, flamboyant. Maintenant, il apparaît et disparaît aussi vite que les liégeois au chocolat dans le frigo. Hop, j’suis là! Et hop, j’suis plus là! Faut le suivre, il court partout. Des fois même il se barre. Et il a parfois du mal à revenir. Avec l’âge, il lui faut du temps.

Mme Fatigue amène ses copines, Mme Colère et Mme Fâchée. Elles font la fête n’importe où et n’importe quand. Une belle bande de vipères. Car là où elles passent, la plupart trépassent. Mlle Patience y a déjà laissé des plumes. Elle se fait rare dorénavant. Quant à Mr Amour, lui aussi a pâti de leurs arrivées. Elles lui ont fait la vie dure. Il se fait discret, même s’il n’est jamais loin. On l’entend à peine. Un pet de mouche.

Mon histoire, c’est l’histoire du temps qui passe. Alors heureusement que Mme Raison n’est jamais loin. Elle est en quelque sorte la gardienne de tous ces petits personnages. Elle leur fait se rappeler que même si Mmes Fatigue, Colère et Fâchée rôdent comme des vautours, Mlle Patience et Mr Amour triompheront. Parce que ce sont toujours les gentils qui gagnent.

PS: Je t’aime.